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#502 : L'effet leurre

Titre en vo: Decoy Effect.

1ère diffusion américaine : 10/10/2008.

1ère diffusion française: 11/04/2009.

Réalisateur : Ralph Hemecker .

Scénariste : Ken Sanzel .

Synopsis:

         Une jeune femme retire 340 dollars d'un distributeur automatique puis s'enfuit en courant, poursuivie par un gars en costume et lunettes noires, qui finit par lui tirer dans le dos et la tuer, avant de s'échapper... Mais le FBI le retrouve mort quelques instants plus tard...

Titre VO
Decoy Effect.

Titre VF
L'effet leurre

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Trailer épisode 502 en Vo

Trailer épisode 502 en Vo

  

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502 - L'effet leurre.

 

 

En ville.

 

         Une femme retire de l'argent à une tirette lorsqu'elle se met à courir automatiquement poursuivit par un homme. Ce type sort une arme et lui tire dans le dos. De nombreux billets s'éparpillent et l'homme s'enfuit.

 

Sur le campus.

 

         Amita et Charlie discutent d'un prochain projet lorsqu'Amita et Alan entrent dans le bureau. Charlie n'a plus accès à tout. Charlie a rendez vous avec un homme pour son accréditation au FBI.

 

En ville.

 

         Don arrive sur les lieux. Nikki fait un rapport de ce qu'elle sait à son supérieur. Colby cherche une description de l'homme qui poursuivait la femme. La femme a disparu depuis deux jours. C'est la cinquième de la semaine.

         David et Nikki se rendent sur les lieux où un camion prend feu. Un homme est mort.

 

Générique de début.

 

Au bureau du FBI.

 

         Les agents sont entrain de faire le point sur ce qu'ils ont trouvé sur les lieux. D'après eux, ce sont des pros. Nikki doit s'occuper des nouvelles recherches.

 

Chez les Eppes.

 

         Charlie regarde les infos lorsque Don entre. Ils ne parlent pas beaucoup mais Charlie lui propose l'une de ses idées. Don va demander à Larry et Amita de le faire lorsque Charlie demande à son frère ce qu'il pense de l'agent de service avec qui il a rendez-vous.

 

Au bureau du FBI.

 

         Nikki a trouvé une vidéo où dessus se trouve un nouvel enlèvement. Don demande à ce qu'on la retrouve.

 

En ville.

 

         David et Colby interroge l'ami de la dernière victime pour trouver des indices. La jeune femme est sous le choc. Les deux agents tentent de la rassurer.

 

Au bureau du FBI.

 

         Don est ravi de voir Larry et Amita au bureau pour les aider. Ils ont déjà commencé à travailler sur l'idée de Charlie. Nikki poursuit ses recherches. Elle pense peut-être avoir trouvé quelque chose. Elle a un signal.

 

En ville.

 

         David et Colby se rendent sur place. Un homme retire de l'argent. Colby sort de la voiture afin de l'arrêter car le van ressemble à celui des ravisseurs. David fait le tour avec la voiture. L'homme se fait alors renverser par une voiture et meurt sur le coup.

 

Au bureau du FBI.

 

         Nikki interroge une ancienne victime afin d'obtenir de nouveaux éléments. Elle détaille des photos et en reconnait au moins un. Elle est encore sous le choc.

         Ils ont des infos sur la personne reconnue et cherche à comprendre pourquoi ils obligent les femmes à retirer l'argent des banques. Ils ont seulement les portraits robots. Pour les chiffres, David pense à Charlie mais Don n'est pas d'accord.

         Charlie a rendez vous avec l'agent MacGowan. L'entretien ne se passe pas au mieux. Karl enfonce Charlie encore plus qu'il ne se pensait déjà. MacGowan menace Charlie qui quitte le bureau.

 

En ville.

 

         Un nouveau corps a été retrouvé. Ce sont deux SDF qui l'ont retrouvé. Ils trouvent des traces de pneus sur les lieux du meurtre.

 

Au bureau du FBI.

 

         Larry et Amita expliquent ce qu'ils pensent avoir trouvé. Les agents sont un peu perdus. Mais ils y a trop de secteur à couvrir. Nikki va servir d'appât.

 

Chez les Eppes.

 

         Charlie explique son entretien avec MacGowan. Il est furieux et n'avait pas pensé qu'il pouvait ruiner la carrière de son frère. Alan lui conseille d'en parler avec Don.

 

Au bureau du FBI.

 

         Nikki est entrain de se préparer pour faire l'appât. Don vient la voir pour lui parler. Il ne veut pas qu'elle prenne de risque pour se sentir utile à l'équipe.

 

En ville.

 

         Nikki se promène dans la rue avec David et Colby sur les talons pour la surveiller. Don donne ses directives depuis le bureau. Nikki repère un van. Elle est alors enlevée. David lance le message comme quoi ça a mordu. Nikki fait la fille effrayée tout en signalant qu'ils sont deux hommes armés sur elle. David et Colby restent pour la surveiller. La jeune femme a un micro. Les ravisseurs appellent Don pensant qu'il est son mari. Ils ont localisé l'appel.

Les ravisseurs font sortir Nikki pour qu'elle aille retirer 460$ puis retourner au van. David et Colby continuent de la surveiller.

 

Sur le campus.

 

         Larry, Amita et Charlie sont au bureau et continuent de travailler lorsque le téléphone portable de Larry sonne. Don lui demande de venir. Larry et Amita quittent alors le campus.

 

En ville.

 

         Nikki improvise avant de se faire tuer. Don est furieux. David et Colby poursuivent alors leur surveillance.

 

Au bureau du FBI.

 

         Don explique à Larry et Amita ce qu'ils viennent de découvrir par les informations données par Nikki avec le programme Spider sur un ordinateur portable. Larry a alors une idée. Les deux scientifiques se mettent alors au boulot.

 

En ville.

 

         Les deux agents suivent toujours le van qui retient Nikki. L'un des types s'intéresse d'un peu trop prêt. L'homme défait la ceinture de son pantalon et s'avance vers elle en braquant son arme en lui disant qu'ils vont bien s'amuser. David et Colby comprennent que ça se gâte pour Nikki.

         Nikki se débat et des coups de feu sont tirés. Don donne l'ordre de d'intervenir. David et Colby arrivent et la jeune femme s'en sort indemne.

 

Au bureau du FBI.

 

         Don a eu peur et passe un savon à la jeune femme. Il la consigne à répondre seulement au téléphone dorénavant.

 

Chez les Eppes.

 

         Larry et Alan discutent de Charlie et son accréditation. Charlie dit qu'il passe par le FBI pour donner un dossier à Amita.

 

Au bureau du FBI.

 

         Les trois agents continuent de parler de l'enquête. Charlie arrive et donne le dossier à Amita en donnant son propre avis sur l'affaire. Don parle avec son frère deux secondes et il accepte l'aide de son frère pour la suite de l'enquête malgré le fait que Charlie n'est pas récupérer son accréditation. Evidement, les idées fusent chez notre mathématicien. Il prévoit où aura lieu la prochaine attaque.

 

En ville.

 

         Un van arrive pour une nouvelle attaque et le FBI est déjà sur les lieux pour interpeller les malfrats.

 

Au bureau du FBI.

 

         David et Colby se moquent de Nikki mais lui propose de faire basculer ses appels sur l'accueil et l'emmène boire une bière.

         Don monte voir MacGowan. Le ton monte entre les deux hommes. Don refuse que cet agent s'en prenne à son frère à cause de lui mais l'homme en a après les deux frères.

 

Chez les Eppes.

 

         Charlie et Amita sont au lit dans leur chambre commune et discutent. Ils se confient sur ce qu'ils ressentent et sur leur passé. Amita tente de rassurer l'homme de sa vie sur ce qu'il ressent actuellement de ne plus travailler avec son frère après 4 ans. Mais Charlie a du mal à s'y faire. Amita reste confiante et sait qu'il va récupérer son accréditation.

 

Générique de fin.

L'EFFET LEURRE

 

400 000 distributeurs                 340 dollars

48 appâts            38 heures

 

En ville

Une file à un distributeur de billets. Une femme introduit sa carte, retire 340 dollars et jette des regards anxieux autour d'elle. Soudain elle s'enfuit, poursuivie par un homme en costume noir, cravate et lunettes noires. On la voit alternativement en direct et par le biais de caméras de surveillance. Elle fuit, bousculant des passants poursuivie par l'homme qui fait de même. Puis celui-ci tire trois coups de feu et la jeune femme s'effondre en lâchant les billets qu'elle tenait à la main. L'homme s'enfuit en grimpant à l'arrière d'un fourgon.

 

Calsci, bureau de Larry.

Larry classe des chemises, assis à son bureau sur lequel on voit une pile de dossiers. Charlie s'approche de lui une chemise à la main.

Charlie : Bon, alors, le mélangeur hyper fréquence à rétro diffusion ?

Larry : Refusé à coup sûr !

Charlie s'assoit sur le bureau et pose sa chemise sur une pile.

Charlie : Refusé... (Il prend un autre dossier) Que penserais-tu du calcul ternaire ?

Larry, faisant une grimace dégoûtée : Naah !

Charlie : Nah ! (Il prend un autre dossier) La fabrication nanométrique avec écarteur sacrificiel.

Larry (plongé dans les dossiers) : Ah non !

Charlie : Attends, tu rigoles ! La fabrication nanométrique !

Larry hoche la tête en signe de dénégation et fait la moue. Alan et Amita arrivent à leur tour.

Alan : Non hé, faut pas rigoler avec la fabrication nanométrique !

Charlie pousse un soupir.

Amita : Vous allez toujours à la commission d'étude des projets ?

Elle s'assoit.

Charlie : Ouais, mais comme on a suspendu mon accréditation de la NSA, tout ce que je peux faire c'est... regarder ! A ce train-là, mon prochain article s'intitulera : notre ami le triangle.

Amita : John Conway et Steven Sigure ont déjà écrit un excellent bouquin sur le sujet.

Charlie : Ah mince !

Larry : Vous seriez surprise si vous saviez le nombre de nos travaux qui recoupent des recherches gouvernementales top secrètes. L'université a même limité son accès au super ordinateur.

Charlie opine de la tête, résigné. Alan le regarde, bras croisés.

Alan :  Charlie, est-ce que ça ferait trop paternel si je te disais qu'une fois passé un délai de principe, tu pourrais envisager de jouer stratégie hein ? Fais semblant de t'excuser.

Charlie : Si c'était aussi simple que ça ! Je dois présenter une requête pour qu'ils me rendent mon accréditation. Et la première étape c'est un entretien, demain, avec un agent du F.B.I. : ils appellent ça un officier de sécurité.

Amita : Mais enfin, ce n'est pas comme si tu ne connaissais personne au F.B.I.

Charlie : Je ne veux pas impliquer Don. Et puis les faits sont de mon côté : je n'ai envoyé au Pakistan aucune information qui menace la sécurité nationale.

Alan (s'approchant et se penchant sur le bureau) : Tu sais, quand on a à faire au gouvernement, ça peut être utile d'avoir autre chose de son côté que de simples faits.

Charlie opine de la tête.

 

Rues de Los Angeles, lieu de l'agression.

Le cadavre de la femme est recouvert d'un drap blanc. Nikki se tient accroupie auprès d'elle. Don s'approche et elle se relève.

Don : Alors, on a quoi Nikki ?

Nikki : Alice Demère, 33 ans, informaticienne dans une petite société de courtage rue Figuéroa (Don se penche et soulève le drap pour examiner la victime). Elle a pris deux balles, calibre 38.

On entend la conversation de plusieurs agents sur les lieux qui interrogent les témoins.

Don (regardant Nikki) : Bon ! Les gars du labo sont déjà passés ?

Nikki : Non, mais je m'y connais en impact.

Elle relit ses notes tandis que Don rabaisse le drap.

Nikki : J'ai une description du suspect : homme de race blanche, la trentaine, costume foncé, lunettes de soleil, parti à bord d'une camionnette de livraison genre fleuriste ou boulanger, enfin... dans ce goût-là.

Don (hochant la tête) : Sûrement volée !

Nikki : Ou alors c'est un gang de malfrats de la boulangerie ! Le distributeur est par là !

Elle montre la direction du doigt. Ils rejoignent le distributeur auprès duquel Colby pianote sur un ordinateur portable.

Nikki (à Don qui marche à côté d'elle) : Quand je pense qu'il y a des quartiers ou quand un billet de 20 tombe par terre il y reste ! (Sourire amusé de Don).

Don : T'as quelque chose Colby ?

Colby (approchant et montrant l'ordinateur à Don) : Ouais, c'est la meilleure photo qu'on ait du tueur.

Il fait défiler les images que regardent Don et Nikki.

Colby : Il s'est déplacé deux fois dans la file.

Don : Pour éviter les caméra.

Colby : Mmmh

David (arrivant par derrière et montrant une photo où on distingue parfaitement l'homme) : Il a été prudent dans la file d'attente mais pas pendant sa course poursuite. Il y a un parking juste là (il montre du pouce), toutes ses caméras sont pointées vers la rue.

Don (observant la photo) : Tu l'as donnée aux flics ?

David : Ouais, y'a dix minutes.

Nikki : Je sais que je suis le p'tit nouveau mais... qu'est-ce qu'on vient faire ici ? C'est plutôt à la police de s'occuper de ce genre d'affaire !

Don : Cette femme a été enlevée il y a trente-six heures avec demande au mari de veiller à avoir trois cents dollars sur son compte.

David : Ca s'appelle des kidnappings express. J'en ai vu à l'époque où j'étais en garnison à Tel-Aviv. Les victimes sont embarquées dans la rue, on les retient un ou deux jours, on les oblige à vider leurs comptes en banque et on les relâche. En général les familles ont peur (son téléphone se met à sonner, il le prend et décroche en finissant sa phrase) et les sommes sont si petites qu'elles payent d'abord et elles ne nous le signalent qu'après !

Il part pour répondre à son appel.

Colby : La cinquième femme en sept semaines : toutes employées avec de modestes revenus : ils les frappent, les violent et les balancent dans la rue. C'est la première qu'ils tuent.

Don : C'est la première qui s'enfuit !

Colby opine de la tête.

Nikki : On s'enfuit devant quelqu'un qui a un flingue quand on sait qu'il va s'en servir.

David (raccrochant son téléphone, et s'adressant à Nikki) : Hé, p'tit nouveau ! T'es avec moi !

Nikki (avec un geste désabusé, le suivant) :  J'ai comme l'impression que ça va me rester.

Colby et Don retournent au distributeur, David et Nikki partent dans la direction opposée.

 

Rues de Los Angeles, plus loin.

David arrive en enfilant ses gants, escorté par un policier. On voit brûler un véhicule au premier plan.

Policier : La camionnette a été déposée par un homme blanc, on n'a pas son signalement. Une berline quatre portes grises est venue le prendre.

Plusieurs hommes récoltent des indices sur les lieux. Ils s'approchent d'un corps étendu sous un drap blanc.

David : Où étaient les témoins ?

Policier (pointant le doigt) : Là-bas, sur le pont.

Nikki : D'où l'absence de description.

David s'accroupit pour examiner la victime. C'est l'homme qui poursuivait la femme, le visage brûlé. Nikki a un rictus d'horreur.

Policier : Les pompiers ont trouvé des traces de cocktail Molotov dans la cabine.

Nikki : Encore une question de p'tit nouveau !

David : A quel genre de méchants on a à faire s'ils tuent leurs complices quand ils dérapent ? Il la regarde. Elle a l'air ébranlée. Vue sur les pompiers qui éteignent l'incendie.

 

NUMB3RS

 

Siège du F.B.I.

Des photos du malfrat tué s'affichent à l'écran ainsi que son casier judiciaire que regardent Colby et Nikki

Nikki : Joey Herman, pensionnaire régulier des résidences pénitentiaires californiennes sorti de la prison de Chino en mai après trois ans pour braquage d'une bourse à la joaillerie. Un braqueur chevronné, mais pas une lumière !

Colby : Ca expliquerait qu'il ait pris une balle dans la tête.

Nikki (affichant quatre portraits robots à l'écran) : Il correspond au portrait N°3 qu'on a fait d'après la description des autres victimes.

Colby : Reste à trouver les trois autres.

David (arrivant derrière eux avec un dossier volumineux) : Ceux qui se sont chargés de lui connaissaient leur boulot. Le labo dit que l'intérieur du véhicule a été lavé et javellisé avant d'être flambé. Ce qui veut dire que si on trouve des preuves scientifiques, elles ne pourront nous servir qu'APRES les avoir attrapés.

Colby : En cinq vols ces gars ont ramassé en tout et pour tout moins de vingt mille dollars. Cinq enlèvements, deux homicides, ça fait beaucoup de risques pour pas grand-chose !

David, assis sur le bureau derrière eux, opine de la tête.

Nikki : Dans le quartier hispanique, on vous tue pour une bière !

Colby : Ouais, mais on n'est pas dans le quartier est. C'est pas du vol à l'arrachée de toxico : leur mode opératoire indique que ce sont des pros !

David : Les kidnappings express valent le coup de l'autre côté de la frontière, dans les pays en voie de développement où on fait beaucoup de choses avec peu d'argent. Mais on ne passe pas d'un butin en pierres précieuses à l'extorsion de quelques malheureux dollars sans une bonne raison. Y'a un truc qui nous échappe là !

Colby : Ouais, avec ces gars là y'a toujours un ex-compagnon de cellule ou un associé dans les parages.

David : Ce qui veut dire de longues heures de recherches fastidieuses !

Colby : Exact ! (Regardant David, l'air malicieux) Je me demande qui va écoper de la corvée ?

Nikki a un regard entendu en les lorgnant du coin de l'œil.

David (moqueur) : Ouh... C'est le genre de truc qui se décide à l'ancienneté non ? Qu'est-ce que t'en dis ?

Colby (opinant vigoureusement de la tête) : Mmm !

Nikki  (grimaçant) : Vous savez que ça va devenir lassant !

David éclate de rire.

Colby : Ouais, mais seulement pour toi !

Ils partent en la laissant. Elle se lève avec un soupir de résignation.

 

Maison des Eppes.

A la télévison, lors des informations, on passe un reportage sur l'agression. Charlie est devant, la télécommande à la main.

Reporter : A l'heure où je vous parle le F.B.I. enquête toujours...

Don entre dans la maison Charlie se retourne.

Reporter : ... sur les circonstances du meurtre.

Don : Salut !

Charlie : Salut ! Ca tombe bien que tu sois là. (Il arrête le son) Je regardais les infos et je suis tombé là-dessus. C'est bien toi que j'ai vu ?

Don : Ouais.

Il accroche sa veste et pose son arme dans le tiroir.

Charlie : Ecoute, je sais que tu ne peux pas en parler mais... (Il frappe l'accoudoir du fauteuil)

Don : On n'en sait pas plus que ça.

Charlie : D'accord... Non, parce que tu sais, j'ai réfléchi (Il se tourne vers Don qui est en train d'examiner le courrier sur la table de l'entrée.) et je me suis dit comme ça qu'une analyse point par point utilisant les mathématiques, comme celle que j'ai peaufiné pour vous... Il suffirait d'entrer les données dans le logiciel et il ferait le reste.

Don (le regardant) : Ouais, c'est déjà en cours.

Il regarde à nouveau le courrier tandis que Charlie se retourne vers la télé.

Charlie : Ah oui ?

Don : Ouais.

Charlie : Bien.

Don laisse tomber les enveloppes qu'il tenait à la main, semble hésiter un instant puis s'approche de son frère.

Don : Ils ne nous ont pas laissé beaucoup d'indices. On va devoir enquêter dans la rue.

Charlie (se retournant vers lui) : Ca veut dire que vous attendez qu'il y ait une autre victime ?

Don : Ou on les piège. On peut mettre dix, vingt ou même trente femmes dans la rue (Il s'appuie à la cloison) en espérant qu'ils en enlèvent une.

Charlie : Dans le marketing, il y a une technique qui s'appelle « l'effet leurre ». (Il se lève et s'approche de son frère). C'est, comme quand tu as acheté la montre que tu as au poignet. [Début d'une mise en image de la théorie] Tu avais le choix entre une montre plus chère, de haute technologie, étanche jusqu'à mille mètres avec verre anti-rayures et tachymètre et une autre montre moins chère qui ne faisait que donner l'heure. Et tu as fait ton choix en comparant leurs fonctions et leur prix de vente. Mais admettons qu'une troisième montre soit mise sur le marché, plus chère encore mais sans tachymètre. La plupart des clients choisiront celle qui est chère, mais avec tachymètre, même si au départ ils voulaient la moins chère. Mais en fait la troisième montre est un leurre, [Fin de la mise en image de la théorie] elle n'est là que pour inciter à acheter le produit le plus cher...

Don : Mais...

Charlie : ... ça s'appelle : la dominance asymétrique.

Don (allant s'asseoir) : Comment on...

Charlie : Vous ne pouvez pas mettre des appâts au hasard en espérant qu'on les enlève. Vous devez créer des conditions qui les rendrons plus désirables : la fréquence des patrouilles de polices ou les moyens de surveillance, ce que vous feriez normalement. Sauf que là, ils seraient ciblés, grâce à une série d'algorithmes...

Don (l'interrompant) : Est-ce qu'Amita et Larry pourraient le faire ?

Charlie (semblant dépité) : Ouais... Bien sûr ils sont... C'est vrai ils sont tous les deux très... très compétents mais je... Tout ce que je voulais dire c'est que je pourrai affiner le procédé et leur donner de nouvelles pistes de recherches.

Don hoche la tête et se relève, l'air ennuyé. Il lui tourne le dos et se dirige vers la cuisine.

Charlie : Dis euh... (Don se retourne vers lui) Qu'est-ce que tu sais sur cet officier de sécurité du F.B.I. : Mac Gowan ?

Don (fronçant les sourcils) : Karl ?

Charlie : Oui, je crois que c'est Karl Mac Gowan.

Don (faisant la moue) : Il est dur, mais juste.

Charlie : Plutôt dur ou plutôt juste ?

Don (soupirant et ne trouvant pas ses mots, paraissant inquiet) : T'inquiète pas, ça va aller !

Charlie (peu convaincu et inquiet lui aussi) : C'est pas une réponse.

Don hoche la tête tandis que son téléphone sonne. Il frappe la main sur sa cuisse en signe d'impuissance et décroche.

Don : Oui, Eppes.

Charlie soupire et n'insiste pas.

 

Siège du F.B.I.

Nikki (à Don assis sur la table) : On a envoyé un bulletin d'alerte dans cinq comtés pour toute femme disparue correspondant au profil de nos victimes. J'ai commencé par aujourd'hui parce que je serais étonnée qu'ils en garde plus d'une à la fois.

Don boit son café tout en fixant l'écran. Nikki tapote sur son clavier d'ordinateur et un permis de conduire s'affiche sur l'écran.

Nikki : Il en est sorti : Janet Gerber, chef de service dans une mutuelle à Hollywood. A quitté son bureau à 16 h 30 déclarée disparue à 20 h 00.

Don (fronçant les sourcils) : Ca n'a pas traîné !

Nikki : Les infos ont rendu les gens nerveux. (Pointant le doigt vers l'écran) Elle correspond exactement à notre profil. Une femme, trente-cinq ans, revenus moyens.

Don (se levant) : D'accord mais...

Nikki : Ah ah ! Je t'aurais pas fait revenir aussi tard s'il n'y avait pas eu autre chose !

Elle pianote à nouveau sur son clavier et défile un film de vidéo surveillance sur lequel on voit la jeune femme se dirigeant vers son véhicule dans un parking souterrain. Un van s'interpose entre elle et la caméra et lorsqu'il redémarre, la femme a disparu.

Don : Ils l'ont enlevée !

Nikki : Ils ont procédé comme pour les autres. Ils vont larguer le van et prendre une camionnette de livraison.

Don : Hé oui, c'est plus maniable et surtout moins voyant.

Nikki (s'enflammant) : Je pense à une conférence de presse : mettre son visage à la une de tous les journaux. Ils prennent peur et ils la relâchent.

Don : Non, au contraire : ça les pousserait à aller jusqu'au bout.

Nikki lui jette un regard de reproche mais ne réplique pas.

 

Domicile de Janet Gerber.

Sa compagne fouille dans ses papiers, surveillée par David et Colby.

Femme : Je cherche quoi exactement ?

Colby : Relevé de banque, reçu de cartes de crédit, tout ce qui permettrait de la localiser.

Femme : Elle ne rentre jamais après 6 h ½ . Quand j'ai appelé la police, je voulais me rassurer. Et eux ils ont dit qu'ils la tueraient si je vous contactais ; mais je l'avais déjà fait.

David : Ils vous disent ce qui est dans leur intérêt à eux, pas dans celui de Janet. Vous avez bien fait.

Femme (se mettant à pleurer) : Janet est une fille très prudente. Elle ne s'aventure pas dans des coins dangereux, elle fait attention à tout ce qui se passe autour d'elle. (Elle essaie de se dominer) S'ils peuvent débarquer et vous enlever dans la rue comme ça, sans raison (elle replace sa mèche derrière ses oreilles) : comment on se protège d'une chose pareille ?

Les deux agents échangent un regard, sans savoir quoi répondre.

Femme : L'autre femme, celle de la télé, ils l'ont tuée ! Et celles d'avant, ils les ont toutes tabassées, ils les ont violées...

Colby : Croyez-moi, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous ramener Janet saine et sauve.

La jeune femme hoche la tête sans répondre et se remet à pleurer en regardant une photo d'elle et de sa compagne.

 

Siège du F.B.I.

Don entre dans la pièce où se trouvent Amita et Larry.

Don : Bonsoir, merci de vous être déplacés.

Amita (se détournant de l'ordinateur) : Oui, on essaie d'accélérer la procédure. La dominance asymétrique assez simple.

Larry (roulant sur sa chaise jusqu'à elle) : C'est vrai mais les applications de Charlie, en revanche, sont très compliquées.

Amita : Oui.

Don : Vous savez, on est en plein milieu d'un enlèvement. Alors on arrivera peut-être à rien, mais en tout cas... merci.

Il sort de la pièce, suivi par Larry.

Larry : Vous oubliez que la planète connue sous le nom de Ro 1 Conkry E a été découverte par accident alors qu'on essayait de modéliser les mouvements de son étoile principale.

Don (ne comprenant pas où il veut en venir) : Quoi ?

Larry : Aucun travail n'est jamais perdu.

Il se refocalise sur son écran.

Don : Tant mieux ! (Il s'éloigne rapidement) Nikki, où on en est ?

Nikki est devant un autre terminal et de grands écrans.

Nikki : Le réseau national nous a donné l'accès à SPIDER, un programme de traçage de retraits aux distributeurs pour éviter les fraudes. (Elle montre l'écran) La quasi-totalité des distributeurs du pays sont reliés au système. (On voit le logo de SPIDER, une toile d'araignée, puis une carte des Etats-Unis dont les différents points sont reliés entre eux.) Il indique en temps réel les opérations effectuées sur les quatre cent mille appareils à travers le pays. (Elle se remet à pianoter sur le clavier) Et regarde ça : il donne également la quantité de liquide disponible dans chaque machine à chaque moment. Comme ça ils savent quand les réapprovisionner.

Don (très attentif) : Bon, et alors ?

Nikki : A chaque fois que tu utilises une carte de retrait, SPIDER contacte la banque pour vérifier que tu as l'argent sur ton compte. Et on a déjà eu trois vérifications sur la carte de Janet Gerber. (Elle fait apparaître trois localisations sur un plan suivies de trois images satellites des endroits localisés). Là, là, et là ! La dernière il y a deux heures.

Don : T'as envoyé quelqu'un ?

Nikki : Oui, j'ai prévenu la police. Et Colby et David sillonnent le secteur.

Don (fronçant les sourcils) : On a récupéré des photos ?

Nikki affiche les photos des caméras des distributeurs sur lesquelles on voit Janet Gerber, visiblement très éprouvées qui retire du liquide.

Nikki : On a lancé un programme de reconnaissance faciale pour les autres clients.

Don s'approche de l'écran et scrute une partie de la photo.

Don : C'est quoi ça ? (Il isole le détail). Juste là ! (Zoom sur ce détail).

Nikki : C'est à la limite du champ de la caméra.

On voit une silhouette et une main.

Don : C'est notre homme ! C'est lui !

A ce moment-là, une ligne se met à clignoter sur l'écran où apparaissent les transactions par carte. Nikki pointe son doigt dessus.

Nikki : On a un signal : quelqu'un utilise l'une de ses cartes !

Don se rue hors de la pièce.

 

En voiture, dans Los Angeles

David est au volant.

Don (dans l'émetteur de Colby) : ...au coin de la cinquième et d'Alaméda.

David accélère et tourne brusquement. Colby se cramponne à la fois à la portière et au plafond de la voiture.

Colby : En un seul morceau de préférence !

David : Ecoute, tu connais la règle ! Si t'es pas content tu prends le volant !

Ils arrivent devant un centre commercial où luit une enseigne : SALERO. Ils approchent lentement du distributeur de billets. Où un homme est en train d'effectuer un retrait.

Colby : Trop tard ?

David : A moins que ce soit lui.

Colby regarde alors les portraits robots qu'il tient sur ses genoux.

Colby : Hmm... Il ne ressemble à aucun des portraits robots.

David (continuant de rouler lentement le long du distributeur) : Ouais ? Parce que ça arrive ?

Colby soupire. L'homme s'éloigne du distributeur tandis que la voiture passe à sa hauteur. Il s'approche d'un van.

David : Ca en revanche, ça correspond à la description du van des ravisseurs.

Colby sort rapidement de la voiture et l'homme s'enfuit en lâchant le sac qu'il tenait. Colby entame la poursuite à pieds tandis que David manœuvre rapidement et repart en direction opposée pour tenter de barrer la route au suspect. L'homme se jette dans une fosse alors que la voiture de David passe au-dessus de lui, puis il continue à fuir. Il débouche sur la route où il est renversé par un 4 x 4.

Une voix : Hé ! Attention !

David se rue hors de sa voiture en brandissant sa carte.

David : F.B.I. ! Restez dans votre véhicule!

Automobiliste : Oui d'accord ! Je ne l'avais pas vu !

David s'accroupit auprès de l'homme tandis que Colby le rejoint.

David : Mort ! Tué sur le coup !

Colby : Personne dans le van.

David (se relevant) : Ca en fait au moins deux dans la nature.

Colby : Et ils ont toujours Janet Gerber.

 

Siège du F.B.I.

Don et Nikki interroge l'une des victimes. La femme est à un bout de la table, Nikki à côté d'elle, sur le côté, dos à la cloison vitrée, Don du même côté mais presque à l'autre bout de la table.

Mme Mouney : Je vous ai déjà dit tout ce dont je me souvenais.

Nikki : Il y a eu de nouveaux événements Madame Mouney. Ils ont enlevé une autre femme.

Mme Mouney : Je suis désolée. (Un temps) J'ai tout fait pour oublier ce qui s'est passé.

Sans parler, Don fait glisser vers Nikki deux cartons portant chacun six portraits de suspects. Elle les présente à la victime.

Mme Mouney (pointant l'un des visages) : Celui-là : il sortait du van avec moi quand j'allais retirer l'argent. Il avait une arme mais il ne... il ne participait pas au reste.

Nikki regarde Don.

Don : Reconnaissez-vous quelqu'un d'autre ?

Elle regarde plus attentivement le deuxième carton.

Mme Mouney : Non.

Don (haussant les sourcils) : Vous êtes sûre ?

Mme Mouney (le fixant) : J'ai passé trente-huit heures aux mains de ces... Oui, j'en suis sûre !

Don opine de la tête en se mordant les lèvres.

Nikki : Dans votre déposition, vous avez parlé de quatre hommes, dont un qu'ils voyaient sur des parkings.

Mme Mouney : Oui, il venait, leur parlait deux minutes et il repartait. Quelques heures après ils téléphonaient à quelqu'un : j'avais l'impression que c'était à lui.

Don (très attentif) : De quoi est-ce qu'ils parlaient ?

Mme Mouney : De la prochaine banque où ils allaient me conduire peut-être. (bouleversée soudain) Je crois, je n'en sais rien, je ne me souviens plus ! J'ai passé presque tout le temps allongée sur le sol. (Au bord des larmes) Cette femme, celle qu'ils retiennent en ce moment...

Nikki : Nous allons tout faire pour la retrouver saine et sauve !

Mme Mouney hoche la tête en signe d'approbation en retenant difficilement ses larmes.

 

Siège du F.B.I., un peu plus tard.

La photographie du malfrat identifié par Mme Mouney est affichée sur le tableau. Don et David sont assis sur la table en face.

Nikki : Zak Tolling. Il purgeait une peine pour détention de drogue au moment des trois premiers enlèvements.

Don (marchant de long en large) : D'accord. Donc ils tuent Herman pour son cafouillage, ensuite ils prennent Tolling.

Nikki : Le van avait été nettoyé à fond. On suppose que Tolling avait été chargé de s'en débarrasser. (Don continue à marcher, visiblement très concentré) Au lieu de ça, il décide d'aller faire ses courses. Il empoche une des cartes de crédit de Janet Gerber histoire de se faire un peu d'argent de poche au passage.

David : Ils ont pas choisi le haut du panier avec Tolling : vols de voitures, petits cambriolages...

Don : On n'a aucune activité sur ses autres cartes ?

Nikki : Non, dans aucun distributeur. Si Tolling ne revient pas, ils vont devenir nerveux.

Don : Non, sinon ils auraient fermé boutique après la mort d'Herman.

Nikki : Herman n'avait pas participé aux viols. C'était peut-être lui le chef de meute. Et ils se sont retournés contre lui.

Don a saisi la télécommande et les quatre portrait robots qu'il regarde quelques secondes très attentivement. Il hoche la tête et pointe soudain la main droite vers le quatrième portrait.

Don (se retournant vers ses collaborateurs) : C'est celui-là le chef ! Il n'est pas dans le van avec eux, il leur dit où aller, dans quel distributeur faire les retraits...

David : Il se fiche de ce que ses gars font subir à ces femmes mais il veille à effacer scrupuleusement toutes les preuves. (Don opine vigoureusement de la tête.) Il fait appeler les victimes depuis des téléphones jetables et il tue son maillon faible.

Nikki : Pourquoi un tel professionnel prend-il autant de risques pour des sommes aussi ridicules ? Ils n'atteignent même pas le plafond de retrait autorisé. Ils ne tirent que des sommes bizarres : 420 $, 350...

Don semble réfléchir profondément.

David (hésitant) : Pour tout ce qui concerne les chiffres, on a un spécialiste.

Don : Non, pas question !

David : J'ai rien dit !

Don, indécis, regarde les quatre portraits tout en frappant sa main gauche de la télécommande.

 

Siège du F.B.I.

Charlie frappe à la porte d'un bureau. L'agent à l'intérieur lui fait signe d'entrer.

Charlie : Agent Mc Gowan ?

Mac Gowan (plongé dans ses dossiers) : Entrez et asseyez-vous professeur.

Charlie ferme la porte, s'assoit et attend que son interlocuteur parle. Celui-ci continue d'étudier le dossier qui est devant lui. Et de prendre des notes.

Charlie (mal à l'aise) : Je...

Mac Gowan (levant un index impérieux) : Attendez ! Une seconde...

Il continue d'étudier son dossier. Comprenant la manœuvre Charlie sourit puis ricane doucement. Mc Gowan lève la tête.

Mac Gowan : Vous n'êtes pas venu avec un avocat ?

Charlie : J'ignorais que j'avais besoin d'en avoir un. Toutes les poursuites ont été abandonnées.

Mac Gowan : Pour éviter d'être pointés du doigt. Je sais...

Il s'adosse à son fauteuil.

Charlie : Pointés du doigt ?

Mac Gowan : Un consultant du F.B.I. qui envoie des informations classées secrètes et potentiellement dangereuses à un groupe étranger est considéré comme suspect. Je suppose qu'un titulaire de plusieurs doctorats est à même de mesurer à quel point c'est embarrassant.

Charlie : Ces informations permettaient un meilleur rendement agricole...

Mac Gowan : Embarrassant pour le F.B.I., pour notre gouvernement, pour votre frère...

Charlie (interloqué) : Mon frère ?

Mac Gowan : Il a probablement commis un suicide professionnel à long terme en vous prenant comme consultant. (Charlie se décompose) Mais ça le regarde.

Charlie : Je vois... J'ai l'impression que vous vous êtes déjà forgé votre opinion.

Mac Gowan : Les directives du F.B.I. sont claires. Elles m'interdisent formellement de faire intervenir mes opinions personnelles pour attribuer les habilitations de sécurité. Et il ne serait pas professionnel de ma part d'ignorer les consignes de mon employeur.

Les deux hommes se regardent droit dans les yeux.

Charlie : J'ai donné beaucoup de mon temps et de mon travail au F.B.I.

Mac Gowan : Mais ce n'est pas ce qui vous amène ici. Vous êtes ici parce que sans votre habilitation vous n'êtes plus grassement payé pour des recherches gouvernementales.

Charlie : Que vous disiez cela prouve que vous ne savez pas grand-chose sur moi !

Mac Gowan : Pour l'instant. Mais ça viendra. Votre vie n'aura bientôt plus aucun secret pour moi. Je vais vous poser des questions sur des choses dont vous considérez que je n'ai pas à me mêler. Et dans la mesure où votre avenir professionnel ne tient qu'à un fil extrêmement fin, il vous incombera de répondre à chacune d'elle avec précision et honnêteté.

Charlie semble réfléchir profondément et se lève.

Charlie : Je vais en parler à mon avocat.

Il sort.

 

Un terrain vague de Los Angeles

Des policiers s'affairent dans un périmètre de sécurité délimité par les bandes jaunes. Colby s'approche de Nikki, accroupie près du corps de Janet Gerber, déjà enveloppée dans une housse mortuaire dont seul son visage ensanglanté émerge. Elle tient à la main un sac plastique dans lequel il y a des cartes de crédit.

Colby : Salut !

Il s'accroupit près de Nikki.

Nikki : Salut ! Ce sont deux S.D.F. qui l'ont trouvée.

Colby : On n'a pas réussi à la sauver.

Il baisse la tête.

Nikki : Une balle à l'arrière de la tête. Aucun signe de violences : pas de trace de viol.

Colby : Ils ont voulu se débarrasser d'elle en vitesse.

Nikki : Ils deviennent imprudents.

Colby : Et plus violents.

Nikki (se relevant, suivie de Colby) : Viens voir ça ! (Elle montre des traces de pneus) D'après les gars du labo celles-ci et celles-ci sont récentes.

Colby : Deux types de traces. Ils larguent un van, en en ayant déjà un en remplacement.

Nikki : Ils vont continuer.

Colby soupire.

 

Siège du F.B.I.

Larry et Amita font un rapport devant Don avachi dans un fauteuil, les pieds sur la table, David assis dans un fauteuil derrière lui à sa droite et Nikki assise sur la table juste derrière son chef..

Larry : En utilisant la dominance asymétrique, nous avons cerné un ensemble de considérations fondées sur les critères des enlèvements précédents. Et nous avons entré toutes ces données dans un programme surpuissant d'analyse régressive.

Nikki (complètement dépassée, se tournant vers David) : Quoi ?

David : Oui, ça va te faire ça les premiers mois. Mais après tu t'y feras...

Amita : C'est ce qu'on appelle la mathématique du leurre ou de l'appât. C'est une façon de créer les meilleures conditions pour réussir un enlèvement en pleine rue, grâce à l'emplacement stratégique non seulement de l'appât, mais aussi des postes et des patrouilles de police.

Larry : Nous avons commencé par les patrouilles de police et les limites géographiques supposées de leurs périmètres d'action. Et ensuite nous avons tenu compte de la publicité faite autour des enlèvements et nous avons appliqué tout ces facteurs de façon à pouvoir définir leur zone cible.

Nikki le regarde toujours l'air de ne rien capter du tout !

Larry (déstabilisé par le regard de Nikki) : Hé heu... Cela dit, la plupart des femmes sont devenues plus prudentes maintenant.

Amita (affichant une carte) : Sur cette carte les zones rouges sont les plus propices, les zones oranges sont des cibles secondaires.

Larry (désignant la carte) : Oui, et tout ceci en présupposant que vous appliquiez notre méthode de paramétrage des zones en coupant l'éclairage public afin de créer l'obscurité requise et en déviant la circulation pour isoler certaines rues.

Durant son exposé, Don s'est redressé dans son fauteuil, il se penche en avant, scrutant la carte.

Don : Je veux bien, mais là il y a au moins... cinquante zones !

Larry : Oh non ! Il n'y en a que quarante trois ! (geste d'impuissance de Don).

Nikki : Vous en avez une préférée ?

Larry : Une préférée ? Non. Mais ce que je peux vous dire c'est que, quelles que soient les zones sélectionnées, j'y inclurai (Amita agrandit la zone dont il parle) l'angle du boulevard Wildshire et Grand Avenue.

David : Un conseil basé sur ?...

Larry (faisant la moue) : Mmmh... Une sorte d'intuition.

Nikki (quittant la pièce suivie par le regard de Don) : Ce qui veut dire que c'est moi qui serai là-bas.

Don (fronçant les sourcils) : Attends... Qui a dit que TOI tu irais ?

Nikki : Il te faut quarante-trois appâts Don ! Il y en a beaucoup d'autres dans le service qui sont des agents femmes autour de la trentaine ?

David rit discrètement et échange un regard entendu avec son chef qui soupire avec amusement en signe d'abdication et se lève.

 

Maison des Eppes.

Tout en vidant ses poches de veste sur la table de l'entrée, Charlie se plaint à son père.

Charlie : On en voit souvent dans le milieu universitaire : un petit bureaucrate englué depuis vingt ans dans des tâches absurdes et répétitives qui cherche la petite bête.

Alan est assis dans son fauteuil, les lunettes à la main et écoute attentivement son fils.

Alan : Ouais... Et c'est quoi au juste la petite bête ?

Charlie (accrochant sa veste) : N'importe quelle technique d'investigation innovante ou un point de vue alternatif, j'en sais rien moi et je veux pas le savoir !

Il se ouvre sa serviette.

Alan : Tu as tort, c'est important que tu le saches ! Et ton avocat, qu'est-ce qu'il en dit ?

Charlie (retirant des dossiers de sa serviette) : La même chose que Mc Gowan : que j'ai pas le choix, que je dois coopérer ! (Tout en parlant il ouvre un bloc-notes et le consulte.) Il va suivre la procédure mais... sa décision est déjà prise !

Alan : Même si c'est le cas, tu dois te battre comme si rien n'était joué.

Charlie (plaquant rageusement ses dossiers sur la table) : Tu sais ce qu'il a dit ? (Il s'approche rapidement de son père) Tu sais ce qu'il a dit ? Il a clairement laissé entendre que j'avais ruiné la carrière de Don !

Alan : Qu'est-ce que ton frère pense de ça ?

Charlie (se penchant sur une liasse de papiers sur la table près de son père) : Je lui en ai pas encore parlé. Et puis tu le connais : il va pousser un grognement et changer de sujet !

Il se passe la main sur le menton et se laisse tomber dans le fauteuil face à son père en soupirant.

Charlie : En envoyant ces recherches au Pakistan, j'étais parfaitement que ça pourrait affecter mon avenir. A aucun moment je n'ai pensé à la carrière de Don (Son père le regarde pensivement). J'ai pas pensé à lui !

 

Siège du F.B.I.

Don passe devant l'arsenal où Nikki se prépare.

Don : Salut !

Nikki (brandissant un micro dissimulé dans une boucle d'oreille) : Ca change tout d'avoir un budget fédéral ouais. Les transmetteurs de la police sont presque aussi gros que des briques.

Elle met la boucle à son oreille.

Don (entrant dans la pièce) : Hé, t'es chez les pros maintenant !

Elle rit.

Don : Tu sais, ces histoires de nouveau ça fait partie...

Nikki : ... du fait d'être le nouveau ?

Don : Ouais. C'est quand ils arrêtent d'être sur ton dos qu'il faut commencer à t'inquiéter.

Nikki (tout en soupirant et mettant la deuxième boucle d'oreille) : Ca ne me dérange pas.

Don : Aha. A ma sortie de Quantico, ils m'ont envoyé à Détroit. (Il rit) D'abord ils m'ont fait répondre au téléphone pendant trois semaines, qui m'ont paru trois mois, et un jour... il leur manquait du monde, je devais exécuter un mandat d'arrestation à l'encontre d'une bande de malfaiteurs à moto ! T'imagines ? Des foutus teigneux ! (Pendant qu'il raconte, Nikki continue de se préparer.) J'étais volontaire pour entrer le premier.

Nikki : Et qu'est-ce que ça a donné ? (Elle glisse une arme dans son holster de cheville).

Don : Je me suis pris la raclée de ma vie et je suis retourné répondre au téléphone !

Nikki (le regardant) : Je suppose que tu veux me faire passer un message ?

Don : Tu devrais faire une longue carrière avec nous, alors te sens pas obligée de faire tes preuves dès maintenant.

Elle sourit.

Nikki : A ma sortie de l'école de police (Don s'appuie à la cloison pour l'écouter), un génie de l'administration a décidé de m'envoyer dans la cité Nikerson pour piéger des dealers. Il s'est dit : « Une nouvelle tête, pas encore des manières de flic, la parfaite infiltrée ! ». (Don fait la moue) Et peu importe si, à l'époque, j'étais incapable de menotter quelqu'un. Le cinquième jour, un certain Lo Tuan Rivers m'enfonce un 22 dans la joue en essayant de m'enfoncer autre chose ailleurs. Après un congé maladie, une évaluation psychologique et un document où je promettais de ne pas poursuivre la ville pour stupidité (Don rit avec elle), ils m'ont offert de m'affecter où je voulais. Le jour suivant j'étais dans la cité Nikerson pour piéger des dealers.

Don : Je suppose que tu essayes de me faire passer un message...

Nikki : Je sais que dans un premier temps je vais répondre au téléphone et vérifier des immatriculations. Et s'il y a besoin de quelqu'un sur le terrain, je suis partante.

Don (souriant) : Très bien, c'est noté.

Il quitte la pièce.

 

Siège du F.B.I. en alternance avec la rue

Dans une salle un groupe d'agents est rassemblé autour de la grande table, chacun devant un ordinateur portable et muni d'écouteurs. Don dirige le groupe en jouant avec un élastique et en mâchant du chewing-gum. Les agents discutent entre eux. Nikki sert d'appât, suivie par David et Colby dans une voiture.

Voix de David dans le haut-parleur : Attention à toute l'équipe, l'appât numéro 5 fait un nouveau passage.

Nikki sort d'un bâtiment.

Nikki : Fffh ! Et on refait un tour de manège !

Colby conduit la voiture avec David en passager et ils la suivent de près.

Nikki : Ca va les gars ! Donnez-moi un peu de champ ! Je vous trouve un peu trop collants.

Colby : Ca fait plaisir ! Sympa le nouveau !

David rit.

David : Tu sais comment c'est.

Colby : Mouais... Mais ce que je sais surtout c'est qu'elle devrait un peu moins la ramener !

David : C'est sûr ! Un peu comme le gars qu'a failli me faire tuer à peine arrivé chez nous, en jouant les durs face à un gang de motards vietnamiens.

Nikki marche dans la rue. David décroche son émetteur.

David : L'appât numéro 5 se dirige vers le sud, direction Grand Avenue.

Au siège du F.B.I., les agents notent ces indications pour pouvoir suivre les déplacements en temps réel.

Don : Billy, dis à la patrouille d'Hollywood de reculer d'un pâté de maison. June, dis au 14 de ralentir au prochain passage.

June : D'accord. Equipe 14 ...

Une voix : Numéro 1 au fond du bâtiment.

Nikki, continuant de marcher sur le trottoir s'aperçoit soudain qu'elle est suivie par un van.

Nikki : Ca y est, je crois qu'on a une touche !

Colby et David arrivent derrière le van. David saisit le numéro sur son ordinateur.

David : L'immatriculation correspond à un cabriolet.

Colby : Alors, qu'est-ce que t'en dis ?

Le van tourne à droite.

David : J'en dis qu'on prend à droite !

Colby obtempère et ils doublent le van qui s'est arrêté dans la rue qu'il vient de prendre.

Au moment où Nikki arrive à hauteur du van, un homme arrive derrière elle et la saisit à la gorge tandis qu'un autre ouvre le van de l'intérieur.

Agresseur 1 : N'essaie pas de crier ! Monte gentiment dans le van si tu veux vivre !

Tandis que le premier agresseur la pousse, le second l'attire à l'intérieur du véhicule. Arrêtés plusieurs mètres devant le van, David et Colby ont assisté à l'enlèvement.

David : Ca a mordu ! On les suit!

L'un des hommes se met au volant tandis que l'autre reste avec Nikki et le van démarre. Il passe devant la voiture des fédéraux qui se mettent à le suivre.

 

Siège du F.B.I en alternance avec la rue

Don (jouant toujours avec son élastique) : Le numéro cinq est activé ! Numéro cinq activé ! Que toutes les unités se dirigent à l'angle de Broadway et la Neuvième prêtes à intervenir. Envoyez l'image et le son !

Sur l'écran s'affiche une vue du van.

Voix de l'agresseur 1 : Regarde par terre

Nikki (semblant apeurée) : Je vais rester tranquille !

Agresseur 1 : Ferme la !

Nikki : Prenez ce que vous voulez ! Ah ! (Elle halète pour faire croire à la panique) Je suis désolée, c'est parce que j'ai peur. (L'homme vide son sac sur le plancher du van.) Vous êtes deux et vous êtes armés !

Agresseur 1 : T'es sourde ou quoi !!

Don (levant l'index et le majeur) : Vous avez entendu ? Ils sont deux avec elle. Surveillance cinq : quel est son code de détresse ?

David (toujours dans la voiture suiveuse) : Mexico.

Colby (indigné) : Tu lui as donné notre code de détresse ?!!

Le van s'arrête, Don voit l'image en direct.

Voix de David : Le van se range sur le côté.

A l'intérieur du van, Nikki, à terre se redresse. L'un des hommes sort et téléphone observé par les deux agents du F.B.I. dans la voiture. Colby passe en revue les portrait robots.

Colby : Le un et le deux.

David (à Don) : On a une confirmation visuelle des suspects numéros un et deux.

Une voix : L'unité 8 est à seulement deux rues. L'unité 22 est à huit rues.

Les agents notent les indications données. Don regard l'écran.

Don : Pour l'instant on ne bouge pas.

Agresseur 2 (au téléphone, lisant la fausse carte d'identité de Nikki) : Lisa Hillman, 2-5-2-7 Tourounga Avenue. 8-1-8-5-5-5-0-1-8-9. 4-60  3-50  2-80   4-80  1-20 

David et Colby regarde toujours attentivement le van arrêté. L'homme remonte dans le véhicule, reprend le volant et démarre.

David : Ils repartent.

Don : O.K. Vous décrochez et vous prenez une parallèle !

David : C'est fait.

Voix de Don dans le récepteur de Colby et David : Unité 8 vous les prenez sur Grand Avenue.

Voix au siège du F.B.I. : Unité 8 on a repris le sujet.

Au siège du F.B.I. un téléphone se met à sonner. Il s'agit de la ligne qui est censée être celle du domicile de Lisa Hillman. Don s'assoit auprès du poste.

Don : Attention silence !

Une voix de femme : Silence s'il vous plaît !

Don (décrochant) : Allo ?

Voix : Nous avons votre femme : Lisa Hillman, numéro de permis de conduire 7-2-5-3-3-8-4-9 (Plan sur le bas du visage d'un homme en train de fumer.) Ne faites pas de bêtises et on vous la rendra d'ici une quinzaine d'heures.

Don (feignant l'affolement) : Est-ce que... Laissez-moi lui parler !

Voix : Ce qui serait une bêtise, ce serait d'appeler la police ou de faire opposition sur ses cartes de crédit. En revanche vous veillerez à ce qu'il y ait, sur chacun de ses comptes, cinq mille dollars.

Don : Cinq mille dollars ? Mais je n'ai pas cet argent ! Je vous en prie, laissez-moi lui parler !

L'homme raccroche avant qu'il n'ait fini sa phrase.

Une technicienne affiche alors à l'écran une zone de localisation de l'émetteur de l'appel.

Technicienne : Téléphone jetable, rayon 3 km, Los Angeles ouest.

Don : Bon, envoyez les trois unités les plus proches dans cette direction ! Unité cinq c'est bien reçu ?

David : Affirmatif. En espérant que ça nous mène au chef de meute !

Don (passant la main sur son front) : Oui, sauf si Nikki sonne le repli.

 

Le van continue à circuler, suivi de la voiture de David et Colby. Puis il s'arrête.

Agresseur 1 : Vous allez sortir et retirer 460 dollars. (A l'énoncé de la somme, Don tique) Ensuite vous reviendrez dans le van. Vous n'adresserez la parole à personne.

Don (pensant à voix haute) : 460 ?

Agresseur 1 : Vous ne regarderez personne, vous garderez les yeux baissés. Faites oui avec la tête !

Nikki obtempère.

Agresseur 1 : Debout !

Comme elle semble hésiter il la tire par la veste :

Agresseur 1 : DEBOUT !

Don réfléchit profondément. Nikki sort du van et va retirer la somme demandée, toujours surveillée par ses coéquipiers. Puis elle retourne au van.

 

Calsci, bureau de Larry

Charlie (entrant dans la pièce) : Vous reformulez le potentiel de Kinawa ?

Amita : L'exponentielle donne le rang fini d'interaction.

Charlie : Résultat, on n'est pas plus avancés.

Larry : Charles ! Même si nous apprécions ton aide, tu ne peux pas...

Charlie : Allez ! La physique des astro-particules liées au bozon de Igze est l'un de mes rares plaisirs ces temps-ci.

Il se met à écrire sur son bloc note.

Larry (se prenant la tête dans les mains) : Je suis tellement fatigué ! J'veux juste rentrer !

A ce moment-là un portable sonne.

Larry (regardant autour de lui) : Ah ! Ca c'est le mien.

Charlie : Je croyais que tu n'avais plus de portable.

Larry (soulevant ses dossiers pour trouver le portable) : Je m'en étais débarrassé (il regarde autour de lui), mais ton frère ... m'en a donné un autre d'office !

Charlie hoche la tête, un peu contrarié. Larry soulève une liasse de feuille et attrape le portable qu'il brandit triomphalement.

Larry : Ah ! (Il décroche. Charlie, le visage fermé, semble plongé dans ses calculs). Oui Don ? (Charlie lève la tête). J'arrive tout de suite !

Il raccroche. Prends sa sacoche et s'apprête à quitter la pièce sans un mot.

Charlie : C'est l'affaire des enlèvements aux distributeurs.

Larry se retourne vers lui et pousse un profond soupir puis se tourne vers Amita.

Larry : A mon avis on va devoir résoudre un problème combinatoire. Tu m'accompagnes ?

Amita : D'accord. (Elle se tourne vers Charlie, hésitante) A moins que tu ne...

Charlie : Non ! Non, vas-y !

Amita se lève et se dirige vers lui.

Amita : Ne m'attends pas.

Elle lui dépose un baiser rapide sur les lèvres et rejoint Larry. Ils quittent la pièce. Charlie les regarde partir et laisse tomber son bloc et son stylo en poussant un profond soupir.

 

Dans la rue en alternance avec le siège du F.B.I.

Vue sur Colby et David dans leur voiture, sur Don scrutant les écrans de contrôle puis sur Nikki se dirigeant vers un distributeur, accompagnée de l'un de ses ravisseurs.

David (au micro) : Troisième banque, et toujours aucun signe du chef.

Don : D'accord, ne les lâchez pas.

Vue sur la voiture et les deux agents. Nikki est poussée dans le van. Elle soupire et gémit.

Nikki (feignant toujours d'être affolée) : Hé ! Si vous avez internet je peux vous transférer de l'argent.

A ce moment là Larry et Amita entrent dans la salle. Don leur fait signe de rester silencieux.

Agresseur 1 : Assieds-toi !

Nikki : Vous avez un ordinateur portable ? Qu'est-ce que c'est ? SPIDER, c'est un...

Ravisseur 1 : La ferme !

On entend le bruit d'une gifle. Consternation au siège du F.B.I.

Agresseur 1 (frappant sur la paroi du van) : On peut en finir avec elle, qu'on en prenne une autre ?

David : Don, il faut intervenir.

Don (catégorique) : Intervention à MON signal !

Nikki : Pardon, pardon, désolée ! J'ai quinze mille dollars.

Agresseur 1 : T'as quoi ?

Don fronce les sourcils, n'approuvant pas vraiment  cette improvisation.

Nikki : J'ai quinze mille dollars de côté. Mon mari n'est pas au courant. Ils sont dans un coffre à mon nom et j'irai vous les chercher dès que la banque ouvrira.

Agresseur 1 : Tu nous mentirais pas juste pour essayer de sauver ta peau ?

Nikki (le regardant droit dans les yeux) : J'pourrai. Mais là c'est la vérité !

L'homme rit et la fixe à nouveau, indécis.

Agresseur 1 : D'accord. Accroche-toi.

Le van repart.

Don : O.K. tout le monde. On laisse filer ! On laisse filer mais on les colle. Vous me renvoyez tout en salle technique.

Un agent : Oui monsieur.

Don sort suivi de Larry et Amita.

Le van continue à circuler, toujours suivi par la voiture de David et Colby. A l'arrière Nikki se tient à la paroi pour ne pas être déséquilibrée.

 

Siège du F.B.I., salle technique.

Don : SPIDER c'est...

Amita : Un programme de suivi en temps réel des distributeurs.

Don : C'est ça.

Amita : Charlie et moi on a travaillé sur un réseau de neurones distribués, comme tous les informaticiens et les matheux de la fac.

Don : D'après Nikki, on peut le faire tourner sur un portable.

Amita : Exact.

Don : Et puis les sommes sont bizarres. Ils ne tirent pas cent dollars, deux cents dollars. Non, non, c'est quatre cent soixante, trois cent cinquante...

Larry : Oui c'est ça, des montants atypiques mais avec une connaissance spécifique des deux noyaux de la transaction.

Vue sur la carte des Etats-Unis maillées par SPIDER. Larry joint les mains et se tourne vers Amita, il semble avoir compris quelque chose.

Larry : C'est l'effet Hall  ! Il procède à une dorure à la feuille.  Il a programmé l'application d'un champ magnétique perpendiculaire au courant électrique (il s'emballe au fur et à mesure de son exposé) pour découvrir les différences potentielles... (Don hoche la tête, complètement largué) des deux côtés opposés du conducteur.

Don : Oh oh oh ! Oh là, du calme ! J'ai rien compris !

Larry : Oui, je vous ai perdu ! (A Amita) : Aide-moi, tu veux.

Amita : En connaissant le montant, le distributeur et la banque, il peut voir de quelle façon l'argent circule grâce à SPIDER, (Don hoche la tête pour montrer qu'il suit la démonstration) il essaie de pénétrer plus profondément le programme.

Larry : Pour détourner le flux, je suppose.

Don (comprenant soudain) : Il gère aussi le réapprovisionnement ?

Amita (s'approchant et appuyant sur une touche du clavier pour faire apparaître un nouvel écran) : Tout à fait, tous les quatre ou cinq jours. Quand un distributeur est presque vide, SPIDER envoie un message au camion blindé qui l'approvisionne pour qu'il aille le remplir.

Don : D'accord. Donc, s'il peut s'infiltrer dans le programme il...

Larry : ... il peut organiser la livraison de très grosses sommes d'argent  dans les endroits les moins sécurisés du circuit au moment où LUI le décide.

Don : Est-ce qu'on a une chance de remonter jusqu'à lui ?

Larry soupire.

Amita : Ce sera difficile !

Don : Bon, ben alors ne perdez pas de temps, au travail !

Larry se précipite hors de la pièce, suivi d'Amita.

 

Dans la rue, en alternance avec le siège du F.B.I.

Nikki est en train d'effectuer un retrait à un distributeur.

David : Cinquième et dernière Don. Ils ont atteint le plafond sur toutes ses cartes.

Le van redémarre et les agents le prennent en filature à bonne distance.

Le van roule dans les rues, toujours suivi de la voiture de David et Colby.

Agresseur 1 : Quelle heure tu as ?

Agresseur 2 : Presque quatre heures. On est censés la larguer avant le lever du jour.

Agresseur 1 (regardant Nikki avec une lueur perverse dans le regard) : Ca nous laisse pas beaucoup de temps, hein ma belle ?

Le van s'est arrêté au bout d'une ruelle, David et Colby s'arrêtent plusieurs mètres derrière.

Colby : C'est en train de mal tourner ! ... Don !

Au siège du F.B.I. Don hésite.

Voix de Nikki : La banque ouvre dans quatre heures... Quinze mille dollars... Je vous le jure !

Agresseur 1 : Oh, oui, t'as raison ! (Il commence à déboucler sa ceinture de pantalon) Tu vas jurer, et tu vas même prier !

Nikki se blottit le long de la paroi en soupirant, il s'approche et pointe son arme sur elle. Quand il est assez près pour la toucher, elle saisit l'arme et attaque l'homme.

Agresseur 1 : Oh ! Espèce de...

On entend deux coups de feu provenant de l'intérieur du van

Don : Allez on fonce ! On fonce ! Tout le monde sur le pont !

David et Colby redémarrent pour rejoindre le van. Au moment où ils arrivent, les portes arrières s'ouvrent et Nikki en sort en roulé-boulé. Elle pointe alors  l'arme qu'elle a pris à son agresseur sur celui-ci qui tente de se jeter sur elle.

Nikki : F.B.I. ! Vas-y, fais moi plaisir!

L'homme lève les mains. David et Colby se précipitent hors de leur voiture, armes braquées.

David : F.B.I. ! Mettez vos mains en evidence!

Colby : Les mains en l'air !

Un agent : Tout le monde sur le côté !

Des agents arrivent et emmènent les malfaiteurs.

Un agent : Tournez vous !

Un autre : Jambes écartées, mains derrière la tête !

David a rejoint Nikki.

Colby : Elle va bien ?

Nikki (emboîtant le pas à David) : Oui, elle va bien.

 

Siège du F.B.I., un peu plus tard.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent laissant passer Nikki, un sourire fanfaron sur le visage, suivie de David et Colby. Don, assis à son bureau, tourne la tête vers eux, se lève et vient rapidement à leur rencontre.

Don (à Nikki, sèchement) : C'est quoi le code de détresse ?

Nikki (toujours très à l'aise) : Mexico !

Don (faisant une moue d'incompréhension) : Et alors ?

Nikki (perdant un peu de son assurance) : On n'avait pas le chef et je contrôlais la situation.

Don (se mettant en colère et brandissant la main gauche, doigts tendus) : Il m'a fallu cinq secondes pour te les envoyer ! Ca leur laissait largement le temps de te faire sauter ta petite tête d'agent indiscipliné au moins cinq fois !

Nikki : Patron, j'essayais juste de...

Don (pointant le doigt par-dessus l'épaule de Nikki) : Va te changer et rédige ton rapport ! Quand tu auras fini de l'écrire tu feras du B9-0-4 !

Il lui tourne le dos, la laissant abasourdie. David et Colby qui étaient restés derrière elle passent devant pour rejoindre leur chef.

Colby (compatissant, au passage) : C'est le téléphone.

Voix de Don (qui s'est éloigné) : C'est le seul équipement que tu utiliseras avant un bon moment !

Nikki reste figée au milieu de l'allée alors que ses coéquipiers rejoignent Don. Puis elle va s'asseoir à son bureau.

 

Maison des Eppes

Charlie, arrive dans la salle à manger où Larry est attablé tandis qu'Alan dessert la table.

Charlie (l'air plutôt déprimé) : Bonjour.

Alan : Ah, trop tard pour le petit déjeuner ! Mais il reste du café...

Charlie (soupirant et introduisant une liasse de feuille dans sa sacoche) : Non. Je dois porter notre programme de cours de mathématiques informatique à Amita.

Alan, arrivé à la porte de la cuisine, se retourne vers lui et le regarde attentivement.

Charlie (s'énervant un peu et se dirigeant vers l'entrée) : Elle doit déjà m'attendre à la fac !

Larry : Sans doute pas. Quand je l'ai quittée à quatre heures du matin, elle était toujours au F.B.I.

Charlie (se tournant vers lui) : Ah oui ? On sait s'il y a eu du nouveau dans l'affaire ?

Larry : Du nouveau oui mais pas de conclusion.

Alan ressort de la cuisine et fixe à nouveau son fils.

Charlie : Dans ce cas je vais le lui déposer là-bas en allant à la fac.

Il sort.

Larry (regardant Alan) : Il est clair que cette situation le déstabilise de plus en plus.

Alan (s'asseyant) : Ah oui. C'est cette histoire d'accréditation. Ce panier contenait plus d'œufs qu'il ne l'imaginait.

Larry : Aucun de nous ne l'avait imaginé. Vous savez, en tant que scientifiques nous prenons nos relations avec le gouvernement pour acquises. Et nous oublions à quel point son financement est vital pour nos recherches.

Alan : Ouais, c'est vrai.

Larry (se redressant, les mains derrière la tête) : Le combat de Charlie n'a absolument rien d'existentiel.

Alan : Ben alors, y'a pas de soucis à se faire. Il est toujours plus performant quand il est dos au mur.

 

Siège du F.B.I.

Dans une salle, Colby, Don et David, assis sur une table, regardent les écrans sur lesquels s'affichent les photographies des deux agresseurs arrêtés dans la nuit, le portrait robot du chef et toutes les pièces afférentes au dossier (photos des victimes, casiers judiciaires des malfaiteurs...) qui s'affichent tour à tour.

Colby : Deux nouveaux petits malfrats, liens avec des bandes organisées, plusieurs petits délits. Chaney, celui du milieu, à connu Tolling en prison. Ces gars étaient briefés. Ils ont demandé un avocat dès qu'ils ont eu les menottes.

Don : Ils risquent la peine de mort et ils le savent. Dis à Robin qu'on acceptera un accord s'ils nous donnent le chef.

Colby : Elle le sait, mais ça va prendre du temps.

David : On a eu les viols, les enlèvements, et maintenant deux meurtres. Ce gars va être obligé de mettre le feu à toute l'opération.

Don (dubitatif) : Ca... rien n'est moins sûr !

Colby : Quand Hermann tue un otage il le supprime et le remplace. Quand Zak Tolling tombe il met dans le circuit les deux gars qui lui restent.

David : Il change de mode opératoire, accélère les enlèvements et ne prend plus contact que par téléphone.

Don : C'est vrai, il est malin. Mais je ne le vois pas aller aussi loin sans prendre son argent.

 

Siège du F.B.I., salle technique.

Le réseau SPIDER apparaît sur l'écran. Amita est assise au clavier, entourée de Don, Colby et David, restés debout.

Amita : Il n'y a aucun signe d'intrusion dans le système. Les administrateurs ont changé les mots de passe et ont verrouillé les entrées secrètes. Ca va lui prendre des jours, voire des semaines, pour le pirater.

Don : Il peut être là et observer ?

Amita : Passivement, oui.

David : Donc, le chef de meute voit quand sont réapprovisionnés les distributeurs de la ville.

Charlie fait irruption dans la pièce.

Amita : Et même du pays.

Charlie : Ca donne une liste des braquages possibles de camions blindés.

Don (estomaqué et l'air pas franchement ravi) : Et, mais qu'est-ce que... ?

Charlie : Tout va bien ! J'ai un badge de visiteur : Jimmy m'a fait entrer. (Il tend le dossier à Amita) Ca c'est pour toi. (A David et Colby) Content de vous voir. (A Amita) Tiens.

Amita : Merci.

Charlie : Et SPIDER est un programme géré par un organisme privé et indépendant, donc pas besoin d'accréditation. (Don essaie de parler mais n'y arrive pas) Alors je peux vous dire au premier coup d'œil que ces enlèvements sont un moyen de cartographier le programme en localisant les transactions connues, les entrées secrètes. J'en avais d'ailleurs parlé au programmeur il y a deux ans.

Don (toujours réticent lève la main) : Charlie arrête ! Tu n'as pas le droit, désolé.

Il prend son frère par l'épaule et l'entraîne hors de la salle.

Don (marchant vers la sortie) : Tu n'as pas le droit de faire ça !

Charlie : Mais je peux vous aider. (Ils sortent) Je sais, il y a Mac Gowan, mais qu'il aille se faire voir s'il ne peut pas comprendre ça !

Don : C'est toi qui ne comprends pas la politique de...

Charlie : Oh si ! Je commence ! (sans regarder son frère en face) Vous avez un type qui a enlevé, assassiné et permis des viols. Il est intelligent, il recommencera. A ma place, tu laisserais le règlement t'empêcher de l'arrêter ?

Il regarde son frère droit dans les yeux. Celui-ci hésite, le visage grave, puis soudain il sourit largement et se met à rire.

Charlie : Allez, au boulot.

Ils retournent dans la pièce.

Don : Il va devoir agir vite ! Il va frapper un grand coup d'ici un jour ou deux.

Colby : A condition qu'il puisse réunir une équipe aussi vite.

Don : Il en a peut-être déjà une. Hermann était le seul à être expérimenté.

David : Ca expliquerait qu'il ait utilisé Tolling. Après avoir perdu Hermann, il ne voulait pas risquer de perdre un autre homme compétent.

Colby : Mais déjà, pourquoi risquer de perdre Hermann sur un enlèvement ?

Charlie : C'était sûrement sa version personnelle d'un algorithme d'ordonnancement.

Amita : Les ordinateurs les utilisent pour mettre en balance la longueur ou la difficulté des tâches avec les ressources du système et les organiser en fonction.

[Début d'une mise en image de la théorie.]

Charlie : Il faut savoir que notre chef de meute a des ressources bien définies : des armes, de l'argent, des véhicules, des hommes de main. Parmi ces ressources, certaines peuvent accomplir plusieurs tâches tandis que d'autres n'ont qu'une fonction. Parce que le temps lui est compté il va devoir planifier les tâches afin d'optimiser son efficacité, de sorte que toutes ses ressources soient exploitées au mieux.

[Fin de la mise en image de la théorie.]

Don : D'accord. Conclusion ?

Charlie : Ce qui est intéressant dans les algorithmes d'ordonnancement, c'est qu'on en n'a pas encore trouvé de parfait.

Amita : Il y en a des centaines : la règle de Smith, le zéro deux, le beam search... Chaque programmeur peut en créer un, le tester et lui donner un nom.

Charlie : Et tout comme les méthodes d'un programmeur, les riffs d'un guitariste ou les coups de pinceau d'un peintre, [Nouvelle mise en image de la théorie] un algorithme d'ordonnancement est l'expression d'un processus mental unique. Il ne révèle pas seulement les choix qui ont été faits, il indique aussi les décisions à venir : comment sera joué le prochain accord, quel sera le prochain coup de pinceau. [Fin de la mise en image de la théorie.]

 

Rues de Los Angeles

Un fourgon est arrêté devant un distributeur. Deux berlines reculent vers lui à grande vitesse.

Voix : C'est le moment, on y va !

Les deux berlines s'arrêtent au niveau du fourgon et des hommes braquent des armes automatiques sur les deux convoyeurs de fonds qui sont à l'extérieur du véhicule.

Un agresseur : Envoyez l'argent !

Un autre : Et pas de gestes brusques !

Les deux convoyeurs sont David et Colby. Un tireur d'élite prend position sur un toit, juste au-dessus de la scène. Don, suivi de plusieurs agents du F.B.I. et d'une unité du SWAT sort alors du bâtiment où ils étaient dissimulés. Tous braquent leurs armes sur les malfaiteurs.

Don : F.B.I. !

Un agent : On ne bouge plus !

Don : Posez vos armes !

Un agent : Pose ton arme !

Un agent : Les mains en l'air !

Un autre : Posez vos armes !

Les malfaiteurs, comprenant qu'ils ont perdu la partie, obtempèrent.

Don se précipite vers le chef de meute, lui arrache sa cagoule et le remet aux mains d'un collègue.

 

Siège du F.B.I.

Nikki, dépitée voit revenir ses coéquipiers de l'intervention dont elle a été écartée.

David (à Colby) : Pff ! Elle va mal le prendre hein ?

Colby : C'est sûr !

Nikki (se levant en fermant le classeur volumineux qu'elle tenait) : Alors, racontez !

David : Ah ! T'aurais dû voir ça ! Les balles qui sifflaient ! Les voitures qui se retournaient ! (Le téléphone se met à sonner) C'était énorme !

Nikki a un sourire résigné, elle a compris la plaisanterie. Elle décroche le téléphone.

Nikki : F.B.I., Bétancourt. Euh... oui... Ne quittez pas.

Elle reprend son classeur et cherche dedans, sous l'œil à la fois amusé et compatissant de Colby qui échange un regard moqueur avec David. Celui-ci rit tandis que Nikki continue à tourner désespérément les pages à la recherche du numéro de poste du correspondant que veut joindre son interlocuteur. Elle transfère l'appel et se retourne vers ses coéquipiers.

Nikki (découragée) : J'en ai encore pour combien de temps ?

David (soupirant et échangeant un regard avec Colby) : Of !! Le Don d'avant sa thérapie t'aurait laissée croupir ici trois mois, facile. (Nikki est affolée) Mais là c'est le Don d'après sa thérapie alors...

Colby : Oh je dirais : dix semaines, onze maximum.

Nikki hoche la tête, soupire et sourit.

Colby : Allez, trouve un moyen de basculer tes appels sur le standard, on t'emmène boire une bière.

Elle fait tomber son classeur sur le bureau.

 

Siège du F.B.I., bureau de Mac Gowan.

L'agent est en train d'étudier un dossier. On frappe à la porte qui s'ouvre aussitôt.

Don (entrant dans la pièce) : Salut !

Mac Gowan : Bonsoir Don. Je n'aurais jamais pensé te voir au onzième étage sans que la direction t'y oblige.

Don : Je suis venu te parler de Charlie si ça ne t'embête pas.

Mac Gowan (hostile) : Sans blague ? Je pense qu'il vaudrait mieux attendre l'entretien officiel.

Don : Tu sais, je ne suis pas là pour prendre sa défense. Mais franchement, le travail qu'il accomplit ici...

Mac Gowan (le coupant) : D'autres pourraient le faire. Peut-être pas aussi bien mais... mais de façon plus fiable.

Don (s'approchant du bureau) : Tu sais Karl, ça fait longtemps que tu n'as pas été sur le terrain.

Mac Gowan : Et toi tu y es depuis très longtemps.

Don (inquiet) : Ce qui veut dire ?

Mac Gowan : Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de rapport que je ne suis pas au courant. Des méthodes quelques peu douteuses, une thérapie qu'on a dû t'imposer, l'un de tes agents qui démissionne... (Don se frotte l'oreille) et maintenant cette histoire avec ton frère. (Don le fixe, bouche ouverte, ne sachant que répondre). Il est de mon devoir de savoir ce qui se passe aux étages inférieurs.

Don : J'ai un taux de 85 %  de réussite. Voilà ce qui se passe !

Mac Gowan : Et c'est la moindre des choses ! Parce que c'est la méthode Eppes. (Il ricane) Je n'ignore pas que ton frère et toi avez joué au plus fin aujourd'hui, et la semaine dernière ! Mais... les règles c'est bon pour les autres, n'est-ce pas ?

Don reste muet encore quelque instant, fait une moue résigné et a un sourire désabusé.

Don : Bon, écoute... Si tu veux t'en prendre à moi, tu t'en prends à moi ; mais laisse mon frère en dehors de ça, d'accord ?

Mac Gowan : Rien n'est jamais isolé, tout est lié. C'est peut-être ça le problème : que tu ne t'en rendes pas compte.

Don le fixe dans les yeux quelques instants, déglutit et sort sans un mot.

 

Maison des Eppes.

Vue en plongée. Charlie et Amita sont au lit. Charlie, allongé sur le dos est plongé dans ses pensées. Amita, assise à sa gauche, le regarde.

Charlie : Je pourrai écrire. Tu sais, mon éditeur m'a supplié d'écrire la suite de mon livre, alors...

Amita (riant doucement) : Tu en as détesté chaque minute !

Charlie : Pas chaque minute. Hier, quand Larry et toi m'avez laissé pour travailler sur l'affaire, je me suis senti comme quand j'étais enfant et que... que je ratais l'école parce que j'étais malade.

Amita (soupirant) : Hmm ! J'adorerais rester à la maison. Les émissions de jeux, les feuilletons du matin, le bouillon de poule !

Charlie : Le bouillon de poule ? T'aimais ça ?

Amita : Oui, j'adorais !

Charlie rit.

Amita : Charlie, tu as travaillé quatre ans avec Don, alors c'est normal que ça te fasse un peu bizarre.

Charlie : Oui. Avant je voyais mon travail au F.B.I. comme une sorte de... de passe-temps, un simple détour sur la route qui allait me mener... à la grande destinée que tout le monde me prédisait depuis mes sept ans, quand on a su que j'étais doué. Et, je suppose que c'était un prétexte pour ne pas l'accomplir, cette destinée. Je n'aurais jamais cru que ça me manquerait à ce point là.

Amita se penche sur lui et lui dépose un baiser sur les lèvres.

Amita : Tu vas récupérer ton accréditation.

Charlie : Je sais oui.

Travelling arrière sur la chambre.

 

FIN DE L'EPISODE

DECOY EFFECT

 

400 000 distributors $ 340

48 bait 38 hours

 

City

A line at an ATM. A woman brought her card, withdrew $ 340 and cast anxious glances around her. Suddenly she fled, pursued by a man in black suit, tie and dark glasses. It is seen alternately direct and through surveillance cameras. She fled, jostling bystanders chased by the man who did the same. Then it takes three shots and the young woman collapses, releasing the tickets she held in her hand. The man escaped by climbing into the back of a van.

 

Calsci, Suite Larry.

Larry class shirts, sitting at his desk on which we see a stack of records. Charlie approaches him a shirt in his hand.

Charlie: Well, then, the blending hyper frequency backscatter?

Larry: Denied surely!

Charlie sits on the desk and puts his shirt on a pile.

Charlie: Denied ... (He takes another folder) What would you think of calculating ternary?

Larry, making a disgusted grimace: Naah!

Charlie: Nah! (He takes another folder) with nanometer manufacturing sacrificial spacer.

Larry (dipped in folders): Oh no!

Charlie: Wait, are you laughing! The manufacture nano!

Larry shook his head in denial and pouts. Alan and Amita arrive in turn.

Alan: No. Hey, do not laugh with the manufacture nano!

Charlie let out a sigh.

Amita: You always go to the Study Commission plans?

She sits.

Charlie: Yeah, but as we have suspended my certification from the NSA, all I can do is ... look! At this rate, my next article was entitled: our friend the triangle.

Amita: John Conway and Steven Sigur have already written an excellent book on the subject.

Charlie: Ah, mince!

Larry: You would be surprised if you knew how many of our jobs that overlap with top secret government research. The university has even limited his access to super computer.

Charlie nodded, resigned. Alan looks at him, arms crossed.

Alan: Charlie, is what it would be too paternal if I told you once spent time in principle, you could consider playing strategy, eh? Pretend to apologize.

Charlie: If it were that simple! I must make a request that they make me my certification. And the first step is a meeting tomorrow with an FBI agent They call it a security officer.

Amita: But it's not as if you did not know anyone at the FBI

Charlie: I do not mean Don. And the facts are on my side I have sent to Pakistan any information that threatens national security.

Alan (approaching and leaning on the desk): You know, when you have to do in government, it may be useful to have something else on his side than mere facts.

Charlie nodded.

 

Streets of Los Angeles, instead of aggression.

The corpse of the woman is covered with a white sheet. Nikki stands crouched beside her. Don comes up and she falls.

Don: So what was Nikki?

Nikki: Alice Demers, 33, computer scientist in a small brokerage firm Figueroa Street (Don leans over and lifts the sheet to examine the victim). It took two bullets, .38 caliber.

We hear the conversation of several agents on the scene who interview witnesses.

Don (Nikki looked) Good! The guys in the lab are already gone?

Nikki: No, but I know impact.

She reads her notes while Don belittles the sheet.

Nikki: I have a suspect description: white male, late twenties, dark suit, sunglasses, party aboard a delivery van type florist or baker, finally ... in this style.

Don (nodding): Surely stolen!

Nikki: Or maybe a gang of thugs from the bakery! The distributor is here!

It shows the direction of the finger. They join the dealer where Colby is tapping on a laptop.

Nikki (Don walking beside her): When I think there are neighborhoods or when a 20 note falls to the ground it stays there! (Smiles amused Don).

Don: You got something Colby?

Colby (approaching and pointing the computer to Don): Yeah, it's the best picture we have the killer.

He scrolls through the images look Don and Nikki.

Colby: He has moved twice in a row.

Don: To avoid the camera.

Colby: Mmmh

David (coming from behind and showing a picture where there are perfectly human): He was careful in the queue but not during the chase. There is parking right there (pointing the thumb), all cameras are pointed toward the street.

Don (looking at the picture): You have given the cops?

David: Yeah, there's ten minutes.

Nikki: I know I'm the kid again, but ... what are we doing here? Rather the police to deal with this sort of thing!

Don: This woman was abducted there are thirty-six hours with the request to ensure husband have three hundred dollars on his behalf.

David: It's called express kidnappings. I've seen when I was stationed in Tel Aviv. The victims are embedded in the street, they retain one or two days, they are forced to empty their bank accounts and they are released. Generally the families are afraid (her phone began to ring, he takes it and wins, finishing his sentence) and the amounts are so small they pay first and they report that after we!

He starts to answer his call.

Colby: The fifth woman in seven weeks: all employees with modest incomes, they beat them, rape them and swing them in the street. This is the first they kill.

Don: This is the first that fled!

Colby nodded.

Nikki: We flee before someone with a gun when you know he'll use it.

David (hanging up the phone and speaking to Nikki): Hey, p'tit nouveau! You're with me!

Nikki (a cynical gesture, as follows): I get the impression that it's going to stay.

Colby and Don returned to the distributor, David and Nikki go in the opposite direction.

 

Streets of Los Angeles below.

David comes to putting on his gloves, escorted by a policeman. We saw a burning car in the foreground.

Policeman: The truck has been filed by a white man, no physical description. A gray four-door sedan came to take it.

Many people collect clues at the scene. They approach a body lying under a white sheet.

David: Where were the witnesses?

Thriller (finger pointing): There, on the bridge.

Nikki: Where no description.

David crouched to examine the victim. He is the man who pursued the woman, her face burned. Nikki has a rictus of horror.

Policeman: Firefighters have found traces of petrol bomb in the cabin.

Nikki: One more question p'tit nouveau!

David: What kind of evil we have to do if they kill their accomplices when they slip? He looks. She looks shaken. View of the firefighters who extinguished the fire.

 

NUMB3RS

 

Headquarters F.B.I.

Photos of slain gangster screen and criminal history that look and Nikki Colby

Nikki: Joey Herman boarder regular residencies in California prisons released from prison in Chino in May after three years for robbery of a purse jewelry. An experienced robber, but not light!

Colby: It explains why he took a bullet in the head.

Nikki (four portraits showing robots on screen): It is the portrait # 3 that was based on the description of the other victims.

Colby: It remains to find the other three.

David (coming behind them with a voluminous file): Those who are responsible to know their job. The lab said that the vehicle has been washed and bleach before being torched. This means that if there is scientific evidence, they will serve us until we have caught.

Colby: In five flights these guys have picked up in all and all for less than twenty thousand dollars. Five kidnapping, two murders, it is a lot of risk for very little!

David sat on the desk behind them, nodding.

Nikki: In the Hispanic district, you will kill for a beer!

Colby: Yeah, but it is not in the neighborhood is. It's not torn off the flight of drug: their modus operandi indicates that they are pros!

David: Express Kidnappings worth the shot across the border, in countries where development is done many things with little money. But it does not spoil a gem in extortion of some unfortunate dollars without a good reason. There's something that escapes us here!

Colby: Yeah, with these guys there's always an ex-cellmate and a partner in the area.

David: That means long hours of tedious searching!

Colby: Exactly! (Looking at David, the mischievous) I wonder who will scoop the chore?

Nikki has a knowing look in the corner ogling eye.

David (mockingly): Uh ... This is the kind of thing that is decided by seniority is not it? What do you say?

Colby (vigorously nodding his head): Mmm!

Nikki (grinning): You know it's going to be boring!

David laughs.

Colby: Yeah, but only for you!

They start by leaving. She rose with a sigh of resignation.

 

Eppes house.

At the Television, when the information you pass a report on the attack. Charlie is in front, remote in hand.

Reporter: At a time when I speak the F.B.I. still investigating ...

Don entered the house Charlie turns.

Reporter: ... the circumstances of the murder.

Don: Hi!

Charlie: Hi! It is good that you're here. (He stops her) I watched the news and I fell on it. It was you I saw?

Don: Yeah.

He hangs his coat and puts his gun in the drawer.

Charlie: Listen, I know you can not talk but ... (He hit the armrest of the chair)

Don: We do not know more than that.

Charlie: Okay ... No, because you know, I thought (He turns to Don, who is currently reviewing the letter on the table entry.) And I told myself that as a point by point analysis using mathematics, like the one I refined for you ... Simply enter data into the software and it would do the rest.

Don (looking): Yeah, it's already happening.

He looks to new mail while Charlie turns to the TV.

Charlie: Yeah?

Don: Yeah.

Charlie: Good.

Don drops the envelope he held in his hand, seems to hesitate a moment and then approached his brother.

Don: They did not leave many clues. We will have to investigate in the street.

Charlie (turning to him): It means that you expect there to be another victim?

Don: Or is the trap. It may take ten, twenty or even thirty women in the street (He leans against the wall) and hope they remove one.

Charlie: In marketing, there is a technique called "decoy effect". (He gets up and goes to his brother). It's like when you bought the watch that on your wrist. [Start of implementation of the theory picture] You had the choice between a watch more expensive, high-tech, waterproof up to a thousand meters with scratch-resistant glass and tachometer and another less expensive shows that only gave time. And you've made your choices by comparing their features and price. But suppose a third show is put on the market, more expensive but still no tachometer. Most customers will choose that which is expensive, but with tachometer, even if initially they wanted the least expensive. But actually the third show is a decoy, [End the visual theory] it is only there to get them to buy the most expensive product ...

Don: But ...

Charlie: ... it is called asymmetric dominance.

Don (sitting up): How we ...

Charlie: You can not put bait randomly hoping their removal. You must create conditions that will make them more desirable: the frequency of police patrols or monitoring means, what you would normally. Except that they would be targeted through a series of algorithms ...

Don (interrupting): Is this but friendship and Larry could do?

Charlie (seeming annoyed): Yeah ... Of course they are ... True they are both very ... very competent but I ... All I wanted to say is that I can refine the process and give them new avenues of research.

Don nods and gets up, looking bored. He turns back and heads toward the kitchen.

Charlie: Say, uh ... (Don turns towards him) What do you know about this security officer FBI Mac Gowan?

Don (frowning): Karl?

Charlie: Yes, I think it's Karl Mac Gowan.

Don (pouting): It is hard, but fair.

Charlie: Pretty hard, or rather exactly?

Don (sighing and finding his words, apparently worried): Do not worry, it will go!

Charlie (unconvinced and worried too): This is not an answer.

Don shook his head as his phone rings. He hit his hand on his thigh as a sign of impotence and answers.

Don: Yes, Eppes.

Charlie sighed and did not insist.

 

Headquarters F.B.I.

Nikki (Don sitting on the table): We sent a bulletin in five counties for any missing woman fit the profile of our victims. I started today because I'd be surprised that they keep more than one at a time.

Don drinks his coffee while fixing the screen. Nikki taps on his computer keyboard and a license displayed on the screen.

Nikki: It was released: Janet Gerber, head of service in a mutual Hollywood. A left his office at 16 h 30 reported missing at 20 h 00.

Don (frowning): It did not take long!

Nikki: The news has made people nervous. (Pointing the finger at the screen) It corresponds exactly to our profile. A woman, thirty-five years, average incomes.

Don (standing up): Okay but ...

Nikki: Ah ha! I would have not come back as late if there had been something else!

It taps again on his keyboard and scrolling film video monitor on which we see the young woman heading to her car in a parking garage. A van comes between her and the camera and when it restarts, the woman disappeared.

Don: They were kidnapped!

Nikki: They proceeded as for others. They will drop the van and take a delivery van.

Don: Yep, that's more manageable and certainly less conspicuous.

Nikki (kindling): I think a press conference to put his face on the front page of every newspaper. They get scared and they release it.

Don: No, on the contrary it was to go through.

Nikki gives him a reproachful look, but do not replicate.

 

Home Janet Gerber.

His companion searched his papers, and supervised by David Colby.

Woman: I'm looking for what exactly?

Colby's bank statements, receiving credit cards, all that would locate.

Woman: She never returned after 6 ½ hours. When I called the police, I wanted to reassure me. And they have said they would kill her if I contacted you, but I had already done.

David: They tell you what is in their interest to them, not that of Janet. You did well.

Male (starting to cry): Janet is a very conservative girl. She does not venture into dangerous corners, it pays attention to everything happening around her. (She tries to control himself) If they can land and take away in the street like that for no reason (she puts his hair behind his ears): how we protect such a thing?

The two officials exchanged a glance, without knowing what to say.

Woman: The other woman, that of television, they killed her! And those before, they were all beaten, they were raped ...

Colby: Believe me, we will do everything in our power to bring you Janet unharmed.

The young woman nodded without answering and starts to cry while watching a photo of her and her companion.

 

Headquarters F.B.I.

Don enters the room where there Amita and Larry.

Don: Good evening, thank you for the displaced.

Amita (turning away from the computer): Yes, we try to expedite the procedure. The asymmetric simple dominance.

Larry (rolling her chair to her): That's true but applications from Charlie, however, are very complicated.

Amita: Yes.

Don: You know, you're in the middle of a kidnapping. So it may come to nothing, but in any case ... thank you.

He leaves the room, followed by Larry.

Larry: You forget that the planet known as Ro 1 Conkry E was discovered by accident when we tried to model the movement of its main star.

Don (not including where it is coming from): What?

Larry: No work is never lost.

It refocuses on its screen.

Don: Great! (He walks away quickly) Nikki, where it is?

Nikki is at another terminal and large screens.

Nikki: The national network has given us access to SPIDER, a program for tracking withdrawals from ATMs to avoid fraud. (It shows the screen) Almost all dealers in the country are connected to the system. (We see the logo of SPIDER, a spider, then a map of the United States whose points are interconnected.) It shows real-time operations on the four hundred thousand machines across the country. (She starts to pound on the keyboard) And look at this: it also gives the amount of cash available in each machine every time. That way they know when the refill.

Don (very carefully): Okay, so what?

Nikki: Whenever you use a withdrawal card, SPIDER contact the bank to verify that you have money in your account. And we already had three audits on the map of Janet Gerber. (It shows three locations on a map followed by three satellite images of locations located). Here, there and there! The last there two hours.

Don: You've sent someone?

Nikki: Yes, I informed the police. David and Colby and crisscross the area.

Don (frowning): We recovered the photos?

Nikki displays photos of cameras distributors over which we see Janet Gerber, obviously very experienced, which removes the liquid.

Nikki: It has launched a facial recognition program for other clients.

Don approaches the screen and examines some of the photo.

Don: What's that? (It isolates the details). Right there! (Zoom in on this detail).

Nikki: This is the limited field of the camera.

We see a silhouette and a hand.

Don: That's our man! It's him!

At this point, a line flashes on the screen where the card transactions. Nikki points his finger on it.

Nikki: It was a signal: someone uses one of her cards!

Don rushes from the room.

 

By car in Los Angeles

David is driving.

Don (the issuer of Colby): ... the corner of Fifth and Alameda.

David accelerates and turns sharply. Colby clings to both the door and the ceiling of the car.

Colby: Just one piece of preference!

David: Listen, you know the rule! If you're not happy you take the wheel!

They arrive at a shopping center where a sign shines: SALERO. They slowly approached the ATM. Where a man is currently conducting a withdrawal.

Colby: Too late?

David: Unless this is it.

Colby looks so portraits robots that stands on its knees.

Colby: Hmm ... It looks like no portraits of robots.

David (continuing to roll slowly along the distributor): Yeah? Because it happens?

Colby sighed. The man removed the distributor while the car passes to his height. He approaches a van.

David: It, however, it fits the description of the kidnappers van.

Colby fate of the car quickly and the man fled, dropping the bag he was holding. Colby began pursuit on foot while David maneuver quickly and goes in the opposite direction to try to head off the suspect. The man falls into a pit while David's car passed over him, then he continued to flee. He leads the way in which he was overthrown by a 4 x 4.

A voice: Hey! Warning!

David rushes out of his car brandishing the card.

David F.B.I. ! Stay in your vehicle!

Driver: Yes agreed! I had not seen!

David crouched down beside the man while Colby joins.

David: Death! Killed instantly!

Colby: No one in the van.

David (rising): It makes at least two in nature.

Colby: And they always Janet Gerber.

 

Headquarters F.B.I.

Don and Nikki asks one of the victims. The woman is at one end of the table, Nikki beside her on the side, back to the glass partition, Don on the same side but almost at the other end of the table.

Mrs. Mouney: I've already said everything I remembered.

Nikki: There have been new developments Mrs. Mouney. They kidnapped a woman.

Mrs. Mouney: I'm sorry. (Pause.) I did everything to forget what happened.

Not to mention Don Nikki drag two cards each carrying six portraits of suspects. She presents them to the victim.

Mrs. Mouney (pointing to one of the faces): This one: he left the van with me when I went to withdraw money. He had a gun but he did ... He did not participate the rest.

Nikki looks at Don.

Don: Do you recognize anyone else?

She looks more closely at the second board.

Mrs. Mouney: Yes.

Don (raising eyebrows): Are you sure?

Mrs. Mouney (staring): I spent thirty-eight hours in the hands of those ... Yes, I'm sure!

Don nodded, biting his lips.

Nikki: In your testimony, you mentioned four men, including one they saw on the car.

Mrs. Mouney: Yes, he came, talked to them two minutes and leave. A few hours later they phoned someone, I felt that it was him.

Don (very carefully): What are they talking about?

Mrs. Mouney: In the next bank where they would take me maybe. (suddenly upset) I think I do not know, I do not remember! I spent almost the whole time lying on the ground. (Near tears) This woman, that they hold right now ...

Nikki: We will do everything to find her safe and sound!

Mrs. Mouney nods in approval, holding her tears with difficulty.

 

F.B.I. seat, a little later.

The photograph of the gangster identified by Mrs. Mouney is displayed on the table. Don and David are sitting on the table opposite.

Nikki Zak Tolling. He was serving a sentence for drug possession during the first three kidnappings.

Don (walking up and down): Okay. So they kill Herman for his mess, then they are tolling.

Nikki: The van had been thoroughly cleaned. Assume that tolling had been instructed to dispose of them. (Don continues to walk, obviously very concentrated) Instead, he decided to go shopping. He pocketed a credit card by Janet Gerber history to make a little pocket money in the process.

David: They have not chosen the top of the basket with Tolling: car thefts, burglaries small ...

Don: There was no activity on its other cards?

Nikki: No, no distributor. If tolling does not return, they will become nervous.

Don: No, otherwise they would have closed shop after the death of Herman.

Nikki Herman had not participated in the rape. Maybe it was him the leader of the pack. And they have turned against him.

Don grabbed the remote and the four sketch a few seconds he looks very carefully. He shakes his head and suddenly tip the right hand to the fourth picture.

Don (turning to his staff): This one the head! It is not in the van with them, he told them where to go, what distributor do withdrawals ...

David: He does not care what his boys are subjected to these women but watch carefully to erase all evidence. (Don nods his head vigorously.) He sent the victims from disposable phones, and it kills its weakest link.

Nikki: Why such a professional does it take so many risks for sums as ridiculous? They do not even reach the maximum allowed withdrawal. They derive that are bizarre: $ 420, 350 ...

Don seems to think deeply.

David (hesitating): For everything related figures, was a specialist.

Don: No, no way!

David: I said nothing!

Don, undecided, look at the four portraits while striking his left hand on the remote.

 

Headquarters F.B.I.

Charlie knocks on the door of an office. The officer inside beckoned him to enter.

Charlie: Agent Mc Gowan?

Mac Gowan (immersed in his records): Come in and sit professor.

Charlie closes the door, sits down and waits for the caller speaks. It continues to examine the record before him. And take notes.

Charlie (uncomfortable): I ...

Mac Gowan (raising an index core): Wait! A second ...

He continues to study his case. Including the maneuver Charlie smiles and then laughs softly. Mc Gowan looks up.

Mac Gowan: You do not come with a lawyer?

Charlie: I never knew I needed to have one. All charges were dropped.

Mac Gowan: To avoid being singled out. I know ...

He leans his chair.

Charlie singled out?

Mac Gowan: A consultant F.B.I. sending classified information and potentially dangerous to a foreign group is regarded as suspect. I suppose that holds several doctorates is able to measure how much it is embarrassing.

Charlie: This information enabled a better crop yield ...

Mac Gowan: Embarrassing for the FBI, our government, for your brother ...

Charlie (nonplussed): My brother?

Mac Gowan: He probably committed suicide long term career in taking you as a consultant. (Charlie breaks) But that's his.

Charlie: I see ... I feel that you have already forged a review.

Mac Gowan: The guidelines F.B.I. are clear. They forbid me to formally respond to my personal opinions given security clearances. And it would be unprofessional of me to ignore the instructions of my employer.

The two men look straight in the eye.

Charlie: I gave a lot of my time and my work at the FBI

Mac Gowan: But this is not what brings you here. You are here because without your authorization you are paid more handsomely for government research.

Charlie: What you say this proves that you do not know much about me!

Mac Gowan: For now. But it will come. Your life will soon have no secrets from me. I'll ask you questions about things you consider that I have not meddle. And insofar as your professional future hangs by a thread very late, you will be responsible to answer all of them accurately and honestly.

Charlie seems to think deeply and stood up.

Charlie: I'll talk to my lawyer.

He leaves.

 

A vacant lot in Los Angeles

Police are working in a security perimeter delimited by the yellow bands. Colby comes from Nikki, crouched beside the body of Janet Gerber, already wrapped in a burial bag which only emerges bloodied his face. She is holding a plastic bag in which there are credit cards.

Colby: Hi!

He squatted near Nikki.

Nikki: Hi! These are two S.D.F. who found.

Colby: We failed to save her.

He lowers his head.

Nikki: A bullet to the back of the head. No signs of violence: no evidence of rape.

Colby: They wanted to get rid of her speed.

Nikki: They become reckless.

Colby: And more violent.

Nikki (rising, followed by Colby): Come see! (She shows tire tracks) According guys LAL them and they are recent.

Colby: Two types of traces. They cast off a van, in having already in place.

Nikki: They will continue.

Colby sighed.

Headquarters F.B.I.

Larry and Amita make a report to Don slouched in a chair, feet on the table, David sat in a chair behind him to his right and Nikki sitting on the table just behind his head ..

Larry: By using the asymmetric dominance, we identified a set of considerations based on the criteria of previous abductions. And we've entered all the data in a program of high power regression analysis.

Nikki (overwhelmed, turning to David): What?

David: Yes, it'll do that first month. But after thee thou shalt ...

Amita: This is called the Mathematical lure or bait. It is a way to create the best conditions for successful removal in the street, through the strategic location not only for the bait, but also postal and police patrols.

Larry: We began by police patrols and the boundaries of their supposed boundaries of action. And then we took account of the publicity surrounding the kidnapping and we applied all these factors so as to define their target area.

Nikki looks always seem to receive nothing at all!

Larry (destabilized by the gaze of Nikki): Hey, uh ... However, most women have become more cautious now.

Amita (displaying a map): On this map the red areas are the most conducive areas oranges are secondary targets.

Larry (pointing to map): Yes, and all this on the assumption that you apply our method of setting areas by cutting lighting to create the required darkness and diverting traffic to isolate certain streets.

During his presentation, Don sat up in his chair, he leans forward, scrutinizing the map.

Don: I agree, but that there are at least ... fifty areas!

Larry: Oh no! There are only forty-three! (gesture of helplessness Don).

Nikki: You have a favorite?

Larry: A favorite? No. But what I can tell you is that, whatever the selected areas, I include (Amita magnifies the area he is talking about) the angle Wildshire Boulevard and Grand Avenue.

David: A board based on? ...

Larry (pouting): Mmm ... A kind of intuition.

Nikki (left the room followed by the look of Don): This means that I will be there.

Don (frowning): Wait ... Who said you would go YOU?

Nikki: You must forty-three bait Don! There are many others in the service officers who are women around the thirties?

David laughed quietly and exchange a knowing look with his head sighing with amusement as a sign of abdication and rises.

 

Eppes house.

While emptying his pockets on the jacket of the entry table, Charlie complains to his father.

Charlie: One often sees in academia: a small bureaucrat stuck for twenty years in the absurd and repetitive tasks that seeks the little beast.

Alan is sitting in his chair, glasses in hand and listening intently to his son.

Alan: Yeah ... And that is exactly what the little beast?

Charlie (hanging his jacket): Any investigative technique or innovative alternative viewpoint, I know me and I want to know!

He opens his briefcase.

Alan: You're wrong, it is important that you know! And your lawyer, what he says?

Charlie (removing files from his briefcase): Same as Mc Gowan: I have no choice, I have to cooperate! (As he spoke he opened a notebook and consult.) It will follow the procedure but ... his decision is already taken!

Alan: Even if it does, you've got to fight as if nothing was done.

Charlie (angrily slapping his records on the table): You know what he said? (He goes quickly to her father) You know what he said? He clearly implied that I had ruined the career of Don!

Alan: What does your brother think of that?

Charlie (leaning on a pile of papers on the table beside his father): I have him not yet spoken. And then you know he will heave a groan and change the subject!

He rubs his hand on the chin and drops into the chair opposite his father, sighing.

Charlie: By sending this research in Pakistan, I was well aware that it could affect my future. At no time did I think to the career of Don (His father looked thoughtfully). I have not thought of him!

 

Headquarters F.B.I.

Don goes to the armory where Nikki is getting ready.

Don: Hi!

Nikki (brandishing a microphone hidden in an earring): It changes everything to have a federal budget yeah. The transmitters of the police are almost as big as bricks.

She puts her ear loop.

Don (entering the room): Hey, you're in the pros now!

She laughs.

Don: You know, these stories again it's part ...

Nikki: ... from being new?

Don: Yeah. It's when they stop being on your back it should start to worry.

Nikki (while sighing and putting the second earring): It does not bother me.

Don: Aha. When I came out of Quantico, they sent me to Detroit. (Laughs) At first they made me answer the phone for three weeks, which appeared to me three months and one day ... they lacked the world, I had to execute an arrest warrant against a gang of criminals on a motorcycle! Imagine? Some fucking scabby! (As he says, Nikki continues to prepare.) I volunteered to go first.

Nikki: And what has it given? (She slips a gun in his ankle holster).

Don: I took the beating of my life and I went back to answer the phone!

Nikki (looking): I suppose you want me to send a message?

Don: You should make a long career with us, then you feel obliged to prove yourself right now.

She smiled.

Nikki: When I left the police academy (Don relies on the wall to listen), a genius of the administration decided to send me to the city Nikerson to trap dealers. He said: "A new head, not ways to cop the perfect infiltrated! . (Don pouts) And no matter if at the time, I was unable to handcuff someone. The fifth day, a Lo Tuan Rivers plunge for a 22 in his cheek trying to bury myself in something else. After sick leave, a psychological evaluation and a document which I promised not to sue the city for stupidity (Don laughs with her), they offered me affect me where I wanted. The next day I was in the city Nikerson to trap dealers.

Don: I guess you try to send me a message ...

Nikki: I know that at first I'll answer the phone and verify registrations. And if need someone on the ground, I left.

Don (smiling): Well, it noted.

He left the room.

 

Headquarters F.B.I. alternating with the street

In one room a group of agents is gathered around the large table, each before a laptop computer and equipped with headphones. Don leads the group playing with a rubber and chewing gum. The agents discuss them. Nikki used as bait, followed by David and Colby in a car.

David's voice in the loudspeaker: Attention to the whole team, bait Number 5 is a new way.

Nikki comes out of a building.

Nikki: Fffh! And we rebuilt a ride!

Colby drives the car with David passenger and they follow it closely.

Nikki: I'm fine guys! Give me a little champ! I found a little too sticky.

Colby: It's been fun! Fun with the new!

David laughed.

David: You know how it is.

Colby Mouais ... But what I know is that it should mostly just under the back!

David: Sure! A bit like the guy has almost made me kill just happened to us, by playing hard against a Vietnamese gang of bikers.

Nikki walks in the street. David completed his transmitter.

David: Bait # 5 is heading south towards Grand Avenue.

At FBI headquarters, agents note this information in order to track the movements in real time.

Don: Billy, told the patrol Hollywood back one block. June, say to 14 to slow the next passage.

June: Okay. Team 14 ...

A voice: Number 1 at the bottom of the building.

Nikki, still walking on the sidewalk suddenly realizes that it is followed by a van.

Nikki: That's it, I think we have a button!

Colby and David arrive behind the van. David grabbed the number on his computer.

David: The registration is a convertible.

Colby: So what do you say?

The van turns right.

David: I say we take the right!

Colby complies and they double the van which was stopped in the street that he has taken.

When Nikki comes up to the van, a man came behind her and grabbed her by the throat while another opens the van from the inside.

Aggressor 1: Do not try to shout! Rises gently in the van if you want to live!

While the first attacker pushes, the second draws inside the vehicle. Stopped several yards in front of the van, David and Colby have witnessed the abduction.

David: It has bitten! We follow them!

One man turns driving while the other remains with Nikki and the van starts. It passes the federal car began to follow.

 

Headquarters F.B.I alternating with the street

Don (still playing with her elastic): The number five is on! Number five activated! That all the units are moving at the corner of Broadway and Ninth standby. Send the picture and sound!

On the screen displays a view of the van.

Voice of the aggressor 1: Viewing the ground

Nikki (seeming frightened): I'll be quiet!

Aggressor 1: Shut the!

Nikki: Take what you want! Ah! (She gasps to believe in the panic) I'm sorry, because I'm afraid. (The man empties his bag on the floor of the van.) You are two and you are armed!

Aggressor 1: Are you deaf or something!

Don (raising the index and middle fingers): You heard? They are both with her. Surveillance five: what is the code of distress?

David (still in the car following): Mexico.

Colby (outraged): You gave him our code of distress?!

The van stops, Don sees the live image.

Voice of David: The van fits on the side.

Inside the van, Nikki, land recovers. One man goes out and phone observed by the two FBI agents in the car. Colby reviewed the sketch.

Colby: The one and two.

David (Don): You have a visual confirmation of suspect number one and two.

A voice: Unit 8 is only two blocks. The unit 22 is eight blocks.

The officials noted the guidance. Don under the screen.

Don: At the moment we do not move.

Aggressor 2 (on the phone, reading the false identification card Nikki): Lisa Hillman, 2-5-2-7 Tourounga Avenue. 8-1-8-5-5-5-0-1-8-9. 4-60 3-50 2-80 4-80 1-20

David and Colby always look closely at the van stopped. The man goes back in the car, took the wheel and starts.

David: They leave.

Don: OK You pick and you take a parallel!

David: That's it.

Voice of Don in the receiver Colby and David: Unit 8 you take on Grand Avenue.

Voices in the Headquarters of the F.B.I. : Unit 8 was returned to the subject.

At the headquarters of the F.B.I. phone starts ringing. This is the line that is supposed to be the home of Lisa Hillman. Don sits down with the post.

Don: Warning silence!

A woman's voice: Silence please!

Don (winning): Hello?

Voice: We have your wife, Lisa Hillman, number license 7-2-5-3-3-8-4-9 (map on the lower face of a man smoking.) Do not nonsense and you will make in the next fifteen hours.

Don (feigning madness): Does ... Let me talk!

Voice: What would be a mistake, it would call the police or to oppose its credit cards. However you will ensure that there are on each of its accounts, five thousand dollars.

Don: Five thousand dollars? But I have no money! I beg you, let me talk!

The man hangs up before he finished his sentence.

A technician then displays on screen the general area of the issuer of the call.

Technician: Phone disposable radius 3 km, west Los Angeles.

Don: Well, send the three units closest in that direction! Unit five is well received?

David: Affirmative. Hoping that it leads us to the head of the pack!

Don (stroking her forehead): Yes, unless Nikki sounds the retreat.

 

The van continued to move, followed the car of David and Colby. Then he stops.

Aggressor 1: You go out and withdraw $ 460. (A statement of fact, Don tick) Then you come back in the van. You spoke to no one.

Don (thinking aloud): 460?

Aggressor 1: You look at someone, you keep your eyes downcast. Make yes with his head!

Nikki comply.

Aggressor 1: Get up!

As she seemed to hesitate he pulls the jacket:

Aggressor 1: STAND UP!

Don thinks deeply. Nikki leaves the van and will withdraw the requested amount, always supervised by his teammates. Then she returns to the van.

 

Calsci, Suite Larry

Charlie (entering the room): You rephrase the potential Kinawa?

Amita: The exponential gives the finite rank interaction.

Charlie: As a result, we are not advanced.

Larry Charles! While we appreciate your help, you can not ...

Charlie: Go! The physics of astro-particle related to Igze Bozon is one of my few pleasures these days.

He started writing on his notepad.

Larry (holding his head in hands): I am so tired! I just want to go!

At this time a mobile phone rings.

Larry (looking around him): Ah! It is mine.

Charlie: I thought you had more mobile.

Larry (raising his record to find the laptop): I myself had cleared (he looks around him), but your brother ... gave me another automatically!

Charlie nods, a little annoyed. Larry raises a bundle of leaves and grabs the laptop he waved triumphantly.

Larry: Ah! (He hangs up. Charlie, his face closed, seemed absorbed in his calculations). Yes Don? (Charlie looks up). I'll be right!

He hangs up. Take his bag and prepares to leave the room without a word.

Charlie: It is the business of kidnapping distributors.

Larry turned to him and heaved a deep sigh and then turned to Amita.

Larry: I think we will have to solve a combinatorial problem. You come with me?

Amita: Right. (She turns toward Charlie hesitantly) Unless you do ...

Charlie: No! No, go ahead!

Amita gets up and walks toward him.

Amita: Do not expect.

She files a quick kiss on the lips and joined Larry. They leave the room. Charlie looks away and drops his pad and pen with a deep sigh.

 

In the street, alternating with the FBI headquarters

View Colby and David in their car, on the Don scrutinizing screens Nikki then moving to a distributor, accompanied by one of his captors.

David (speaking): Third bank, and still no sign of the head.

Don: Okay, do not let go.

View of the car and two officers. Nikki is pushed into the van. She sighs and groans.

Nikki (still pretending to be distracted): Hey! If you have internet I can transfer money.

At that time Larry and Amita enter the room. Don motioned them to remain silent.

Aggressor 1: Sit down!

Nikki: You have a laptop? What's this? SPIDER is a ...

Abductor 1: Shut up!

We hear the sound of a slap. Consternation at the headquarters of the F.B.I.

1 Aggressor (banging on the wall of the van): It can be done with it, take it in another?

David Don, we must intervene.

Don (categorical): Response to my signal!

Nikki: Sorry, sorry, sorry! I have fifteen thousand dollars.

Aggressor 1: You're what?

Don frowned, not approving this really improvisation.

Nikki: I have fifteen thousand dollars later. My husband is unaware. They are in a safe in my name and I'll find you when the bank opens.

Aggressor 1: You lie to us just to try to save your skin?

Nikki (looking straight in the eyes): J'pourrai. But here's the truth!

The man laughed and fixed again, undecided.

Aggressor 1: Okay. Hang on.

The van leaves.

Don: O.K. everyone. We let go! We let him go but the glue. You send me away while technical room.

An agent: Yes sir.

Don goes out, followed by Larry and Amita.

The van continued to travel, always followed by the car of David and Colby. Behind Nikki is at the wall not to be unbalanced.

 

Headquarters F.B.I., technical room.

Don: SPIDER is ...

Amita: A monitoring real-time distributors.

Don: Right.

Amita: Charlie and I were working on a distributed network of neurons, like all computer scientists and mathematicians from college.

Don: According to Nikki, you can run it on a laptop.

Amita: Right.

Don: And then the money is fantastic. They do not make a hundred dollars, two hundred dollars. No, it's four hundred and sixty, three hundred and fifty ...

Larry: Yeah it is, amounts atypical but with specific knowledge of two nuclei of the transaction.

View map of the United States meshed by SPIDER. Larry joined hands and turned to friendship, he seems to have understood something.

Larry: It's Hall! It makes a glide. He programmed the application of a magnetic field perpendicular to the electric current (he gets carried away gradually as the presentation) to explore potential differences ... (Don nods, completely dropped) on opposite sides of the driver.

Don: Oh oh oh! Oh, calm down! I understood nothing!

Larry: Yes, I've lost! (A Amita): Help me, will you.

Amita: Knowing the amount, the dealer and the bank, he can see how money circulates through SPIDER (Don nods to show that it follows the proof) it tries to penetrate deeper into the program.

Larry: To divert the flow, I suppose.

Don (suddenly realizing) It also manages the replenishment?

Amita (approaching and pressing a key on the keyboard to bring up a new screen): Absolutely, every four or five days. When a distributor is almost empty, SPIDER sends a message to the armored truck that caters to go fill it.

Don: Okay. Therefore, it can seep into the program there ...

Larry: ... he can arrange the delivery of very large sums of money in the least secure areas of the circuit when HE decides.

Don: Do we have a chance to go back to him?

Larry sighed.

Amita: It will be difficult!

Don: Okay, well so do not waste time at work!

Larry rushes from the room, followed by Amita.

 

In the street, alternating with the FBI headquarters

Nikki is currently conducting a withdrawal at an ATM.

David: Fifth and last Don. They reached the limit on all cards.

The van restarts and the guards take spinning right away.

The van rolled into the street, always followed the car and David Colby.

Aggressor 1: What time do you have?

Stressor 2: Almost four hours. It is supposed to drop before the dawn.

Aggressor 1 (Nikki looking a wicked gleam in his eye): It leaves us little time, eh my beautiful?

The van stopped at the end of an alley, and David Colby stop several yards behind.

Colby is currently wrong! ... Don!

At the headquarters of the F.B.I. Don hesitates.

Nikki's voice: The bank opens in four hours ... Fifteen thousand dollars ... I swear!

Aggressor 1: Oh, yes, you're right! (He starts to unbuckle his belt pants) You'll swear, and you'll even pray!

Nikki huddled along the wall, sighing, he approached and pointed his gun at her. When he is close enough to touch her, she seized the weapon and attack the man.

Aggressor 1: Oh! Sort of ...

We heard two gunshots from inside the van

Don: Go there plunge! The Drive! All hands on deck!

David and Colby to join restart the van. When they arrived, the rear doors open and Nikki comes out in rolled-boule. It then points the gun she took to her attacker on it trying to jump on it.

Nikki: F.B.I. ! Go ahead, make my day!

The man raises his hands. David and Colby rush out of their cars, guns trained.

David F.B.I. ! Put your hands in evidence!

Colby's hands in the air!

An agent: Everyone on the side!

Officers arrive and take them criminals.

An agent: Turn up!

Another: legs apart, hands behind his head!

David joined Nikki.

Colby: It goes?

Nikki (following the lead of David): Yes, it's fine.

 

F.B.I. seat, a little later.

The elevator doors open letting Nikki, a swaggering smile on his face, followed by David and Colby. Don, sitting at his desk, turns his head toward them, gets up and comes quickly to meet them.

Don (to Nikki, dryly): What is the code of distress?

Nikki (still very comfortable): Mexico!

Don (making a face of misunderstanding): And then?

Nikki (losing some of its insurance): There was no leader and I controlled the situation.

Don (getting angry and waving his left hand, fingers outstretched): It took me five seconds to send them to you! It gave them ample time to make you blow your little head undisciplined officer at least five times!

Nikki: Boss, I tried just ...

Don (pointing the finger over Nikki's shoulder): Will you change your report and write! When you have finished writing you will do the B9-0-4!

He turns his back, leaving her stunned. David and Colby who had stayed behind to go to join their leader.

Colby (compassionate in passing): This is the phone.

Voice of Don (who was away): This is the only equipment that you will use before a good time!

Nikki remains frozen in the middle of the lane while teammates join Don. Then she sits down at his desk.

 

House Eppes

Charlie, arrives in the dining room where Larry is seated while Alan dessert table.

Charlie (looking rather depressed): Hello.

Alan: Ah, too late for breakfast! But there is coffee ...

Charlie (sighing and introducing a wad of paper into her purse): Yes. I have to wear our program math computer Amita.

Alan came to the kitchen door, turns to him and look carefully.

Charlie (getting worked a bit and heading for the door): It is already waiting for me in college!

Larry: Probably not. When I left at four o'clock in the morning she was still the FBI

Charlie (turning to him): Oh yeah? We know if there was something new in the business?

Larry: Something new yes but no conclusion.

Alan emerges from the kitchen and fixed her son again.

Charlie: In that case I'll make it there by going to college.

He leaves.

Larry (looking at Alan): It is clear that destabilizes the situation more and more.

Alan (sitting down): Oh yes. It is this history of accreditation. This basket contained more eggs than he imagined.

Larry: None of us had imagined. You know, as scientists we take our government relations for granted. And we forget how much funding is vital to our research.

Alan: Yeah, true.

Larry (sitting up, hands behind his head): The battle Charlie has absolutely nothing existential.

Alan: Well then, there's no trouble to do. It is always more effective when it is back to the wall.

 

Headquarters F.B.I.

In one room, Colby, Don and David sat on a table, watching the screens which displayed photographs of the two assailants arrested in the night, the sketch of the head and all related documents to the file (photos of victims, criminal records of criminals ...) that appear in turn.

Colby: Two new young thugs, links with organized groups, many petty crimes. Chaney, the middle, known to tolling in prison. These guys were briefed. They requested a lawyer when they were handcuffed.

Don: They face the death penalty and they know it. Tell Robin we accept an agreement if they give us the leader.

Colby: She knows, but it will take time.

David: It was rape, kidnapping, murder and now two. This guy will be forced to set fire to the whole operation.

Don (dubiously): Ca .. nothing is certain!

Colby: When Hermann kills a hostage he removes and replaces. When Zak Tolling puts it falls into the circuit the two guys who remain.

David: He changes his modus operandi, accelerates the kidnapping and no longer connect by phone.

Don: Yes, he is smart. But I do not see him go so far without taking his money.

 

Headquarters F.B.I., technical room.

The SPIDER Network appears on screen. Amita sits at the keyboard, surrounded by Don, Colby and David, remained standing.

Amita: There is no sign of intrusion into the system. The directors have changed the passwords and locked the secret entrances. It's going to take days or weeks for the hack.

Don: It may be there and watch?

Amita: Passively, yes.

David: So, the pack leader sees when retailers are replenished from the city.

Charlie burst into the room.

Amita: And the country itself.

Charlie: It gives a list of possible robberies of armored trucks.

Don (flabbergasted and frankly not look happy): And, but what ... ?

Charlie: All right! I have a visitor's badge: Jimmy made me enter. (He holds the record for Amita) It is for you. (A David and Colby) Glad to see you. (Amita A) Hold.

Amita: Thank you.

Charlie: And SPIDER is a program managed by a private and independent, so no need for accreditation. (Don tries to talk but not do it) So I can tell you at first glance that these kidnappings are a way of mapping the program in locating transactions known, the secret entrances. I had also spoken to the programmer two years ago.

Don (reluctant always raises his hand): Charlie stops! You have no right, sorry.

He takes his brother's shoulder and led him out of the room.

Don (walking towards the door): You have no right to do that!

Charlie: But I can help you. (They go) I know there are Mac Gowan, but he goes to be seen if he can not understand it!

Don: It's you who does not understand the policy ...

Charlie: Oh yes! I begin! (without looking at his brother's face) You have a guy who kidnapped, murdered and helped rape. He is smart, he'll start. At my place, you let the rules stop you stop?

He looks at his brother in the eye. He hesitated, his face serious, then suddenly he smiled broadly and laughs.

Charlie, Go to work.

They return in the room.

Don: He will have to act fast! It will strike a heavy blow by a day or two.

Colby: Provided that it can assemble a team so quickly.

Don: It may be already. Hermann was the only one to be experienced.

David: It would explain that he used Tolling. After losing Hermann, he would not risk losing another competent man.

Colby: But already, why risk losing Hermann on kidnapping?

Charlie: It was probably his personal version of a scheduling algorithm.

Amita: The computers use to weigh the length or difficulty of tasks with system resources and organize them accordingly.

[Beginning of a set of image theory.]

Charlie: You should know that our chief resource pack has well defined: weapons, money, vehicles, henchmen. Among these resources, some can perform several tasks while others have only one function. Because time is counted him he will have to plan tasks to maximize its effectiveness, so that all resources are used most effectively.

[End of the visual theory.]

Don: Okay. Conclusion?

Charlie: What is interesting about the scheduling algorithms is that one has not been perfect.

Amita: There are hundreds: the rule of Smith, the two zero, the beam search ... Each programmer can create one, test it and give it a name.

Charlie: And as the methods of a programmer, the riffs of a guitar or the brushstrokes of a painter, [New development in image theory] a scheduling algorithm is the expression of a process single mental. It not only reveals the choices that were made, it also indicates future decisions: how will be played the next agreement, what will the next stroke. [End of the visual theory.]

 

Streets of Los Angeles

A van was stopped at a dealer. Two sedans retreating toward him at high speed.

Voice: It's time we go!

Both trams stop at the van and men braquent automatic weapons on the two cash couriers who are outside the vehicle.

An attacker: Send money!

Another: And no sudden movements!

Both conveyors are David and Colby. A sniper takes position on a roof, just above the stage. Don, followed by several agents F.B.I. and a SWAT unit then leaves the building where they were hidden. All aiming their weapons on criminals.

Don: F.B.I. !

An agent can not move!

Don: Put your arms!

An agent: Put your weapon!

An agent: Hands up!

Another: Ask your arms!

The criminals, knowing that they have lost the game, obey all.

Don rushes to the head of the pack, he tears off his hood and gave it to the hands of a colleague.

Headquarters F.B.I.

Nikki sees annoyed his teammates return to action which has been rejected.

David (Colby): Phew! It is wrong to take it eh?

Colby: Sure!

Nikki (rising by closing the workbook large it was): So, tell!

David: Ah! You should have seen it! The bullets whistled! The cars turned! (The phone starts to ring) was huge!

Nikki has a resigned smile, she understood the joke. She picks up the phone.

Nikki: F.B.I., Betancourt. Uh ... yes ... Do not leave.

She resumed her workbook and looking inside, under the eye at once amused and compassionate Colby exchanging a glance with mocking David. It laughs while Nikki continued desperately to turn the pages to find the extension number of the caller that wants to join his partner. It transfers the call and turned to his teammates.

Nikki (discouraged): I have yet for how long?

David (sigh and exchanging glances with Colby): Of! The donation before therapy'd have left to rot here three months, easy. (Nikki is distraught) But here is the donation after therapy so ...

Colby: Oh I would say ten weeks, a maximum of eleven.

Nikki nodded, sighed and smiled.

Colby, Go find a way to switch your calls on the switchboard, it'll take a beer.

She dropped her workbook on the desk.

 

Headquarters F.B.I., Suite Mac Gowan.

The agent is currently considering a case. A knock at the door that opens immediately.

Don (entering the room): Hi!

Mac Gowan: Hi Don. I never thought you would see the eleventh floor without thee that management requires.

Don: I came to talk to Charlie if it does not bother you.

Mac Gowan (hostile): No kidding? I think it would be better to wait for official talks.

Don: You know, I'm not here to defend him. But frankly, the work he does here ...

Mac Gowan (the cut): Others could do so. Perhaps not as well but ... but more reliably.

Don (approaching the desk): You know Karl, it is time that you were not on the field.

Mac Gowan: And you're there for a very long time.

Don (worried): What it means?

Mac Gowan: This is not because there is no report that I am not aware. Methods somewhat questionable, a therapy that had to assert yourself, one of your officers who resigned ... (Don rubbed his ear) and now this story with your brother. (Don stares, mouth open, not knowing what to say). It is my duty to know what happens on the lower floors.

Don: I have a 85% rate of success. This is what happens!

Mac Gowan: And it's the least we can do! Because this method Eppes. (He laughs) I know that your brother and you've played at the end today, and last week! But ... rules is good for others, is not it?

Don was silent for some time, made a resigned grimace and a wry smile.

Don: Well, listen ... If you want to take me away, you take away with me, but let my brother out of it, okay?

Mac Gowan: Nothing is ever isolated, everything is connected. Perhaps it's the problem: you do not realize it away.

Don stares into his eyes a moment, swallows and leaves without a word.

 

Eppes house.

Overhead view. Charlie and Amita are in bed. Charlie, lying on his back is deep in thought. Amita, seated to his left, looks.

Charlie: I can write. You know, my editor begged me to write more of my book, so ...

Amita (chuckling): You have hated every minute!

Charlie: Not every minute. Yesterday, when Larry and you left me to work on the case, I felt like when I was a child and ... I missed school because I was sick.

Amita (sighing): Hmm! I'd love to stay home. The game shows, soap operas in the morning, the chicken broth!

Charlie: The chicken soup? Loved it?

Amita: Yes, I adored!

Charlie laughs.

Amita: Charlie, you've worked four years with Don, so it's normal that it makes you a little weird.

Charlie: Yes. Before I saw my work F.B.I. as a sort of ... hobby, just a detour on the road that would lead me ... the great destiny that everybody was predicting since my seven years, when it became known that I was gifted. And I suppose it was an excuse for not performing, this destiny. I never thought it would fail me at that point.

Amita looks at him and kisses on the lips.

Amita: You'll get your accreditation.

Charlie: I know yes.

Traveling back to the room.

 

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